‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 38 sur 326 · EMBUSCADES AUX CO · texte numérisé non relu

EMBUSCADES AUX CO

i,0Ns. tantôt à force ouverte en fondant sur eux, tantôt en se

cachant durant la nuit auprès des maisons, pour faire main basse sur ceux qui viendraient à franchir le seuil de leurs portes. Dans Tune de ces rencontres, quinze ou seize ' Iroquois s'étant approchés de la maison de Sainte-Marie, durant la nuit, se mirent en embuscade tout auprès. Le sieur de Lavigne, qui se leva cette nuit, comme sans dessein, eut la pensée de regarder dehors par une croisée, &, les ayant aperçus, il en donna incontinent avis à ses compagnons d'armes. Tous se lèvent aussitôt, s'approchent des fenêtres sans bruit, & voient au clair de la lune les Iroquois se cacher proche de la porte de la maison. Ayant eu toute la nuit à délibérer & à se concerter entre eux, ils prirent si bien leurs mesures que le lendemain ils invertirent tous ces barbares, & que, les ayant fait prisonniers dans ce lieu même, ils les conduisirent au Fort de Ville- (2) HifioircduMoat- niaric pour les mettre aux fers (2) . Les Iroquois dressèrent CaVsIn,^66I'{. 'lUI. ""^ multitudc de fois de ces sortes d'embuscades nocturnes, à côté des maisons des particuliers; & c'était pour prévenir leurs surprises que M. de Maisonneuve avait ordonné, le 18 mars i658, comme on l'a dit, que chacun se retirât, le soir, dans sa maison, dès que la cloche du Fort viendrait à sonner, & fermât aussitôt sa porte, avec défense de sortir la nuit, hors le cas d'une absolue nécessité.

^•iiiu'scADrs A i/ii(',TF,i.- Lcs Fillcs de Saint-Joseph, quoique renfermées à

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