‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 53 sur 326 · LIQUEURS FORTES · texte numérisé non relu

LIQUEURS FORTES

à rivroi^nerie. La Compagnie des Cent Associés, de qui dépendait le commerce, eût pu retrancher la source de ce mal ; mais il paraît qu'elle le favorisa d'assez bonne heure, puisque nous voyons Champlain défendre ce commerce peu après la relhtution de Québec à la France, & que dès Tannée 1642, où commença rétablissement de Villemarie, les sauvages de l'île de Miscou, dans le golfe Saint-Laurent, à qui des Français avaient vendu de Teau-de-vie, en portèrent des barils à Tadoussac, & de là à Québec, où ces liqueurs occasionnèrent de très-grands désordres parmi les sauvages. Aussi demandaient-ils eux-mêmes aux Jésuites d'écrire aux membres de la grande Compagnie, qu'on ne leur apportât plus de ces poisons, qui, disaient-ils, les perdaient, leur ôtaient l'esprit & les faisaient mourir avant le temps (i;. Comme la Compagnie de Montréal renonçait à (o Relation de 1642, toute espèce de trafic, & que d'abord elle entretint les p- ''^' "^4colons à ses frais, nous ne voyons parmi eux aucun exemple de ce commerce, qu'après que plusieurs se furent établis pour travailler à leur propre compte; & encore n'en trouvons-nous aucune trace dans les premières années.

Mais en lôSy, pendant le séjour que M. de Maison- commencement de ce neuve fit en France pour emmener à Villemarie les prô- commerce a ville-

Page 1