MARIE
très du Semmaire, il sollicita apparemment 1 arrêt que le Roi rendit le 7 mars, qui défendit de vendre aucune boisson enivrante aux sauvages (2); & le major Closse, à qui (2) Greffe de viiieil avait laissé le commandement en son absence, se porta '^^"^' ordonnance du
, . . , , . ,. ,.,.,. jour de la Pentecôte,
alors a une mesure qui semble indiquer que déjà il y avait ^obq. quelques exemples de ce déteftable commerce à Villemarie. Ce fut d'assembler, le i3 mai, les habitants pour délibérer entre eux sur les moyens d'empêcher qu'il ne s'y introduisît; &. ils convinrent d'un commun accord que personne n'y traiterait de l'eau-de-vie, ni d'autres liqueurs fortes aux sauvages. Un particulier, nommé Jean Aubuchon, leur en ayant vendu malgré cette résolution générale, le major le condamna à cinquante livres d'amende;
& ce même individu étant retombé dans cette contraven-
tion^, comme il Tavoua lui-même, il le condamna à une
autre amende de cent livres, avec injonction de la payer
(i) Greffe de Ville- en trois jours (i). Ce sont ici les premiers désordres de
marie ordonnance du ^ ^ COlouic de ViUcmarie ; & nOUS
jour de la Pentecôte, o i ^
I" juin 1657. Juge- ne voyons pas, à en juger par les ordonnances de M. de mentdumajorciosse. Maisonueuvc, cu assez grand nombre, que ce commerce, qui s'y accrédita beaucoup par la suite, eût pris alors racine parmi les colons. Cependant, le jour de la Pentecôte i65g, ce Gouverneur fit publier & afficher, à Tissue de la grand'messe, la défense faite par le Roi deux ans
(2) Ordonnance du auparavant, ce qui doit donner à penser que cette préjour de la Pentecôte, ^autiou Commençait à devenir nécessaire (2).
M. d'argexson n'avait Mais les autres, qui avaient en main Tautorité tem-
PAs DÉFENDU LA porcUe, uégllgeaut d'apporter un remède efficace au mal,
VENTE DES BOISSONS i •» /T • • • 1 • 1 v 1
AUX SAUVAGES. 1^^ ivj issiounaircs crurent devoir en appeler a la con-
science des colons; &, le 3i mars i658, M. de Queylus, qui résidait alors à Québec comme grand vicaire & curé, s'expliqua publiquement en chaire sur ce point de morale: déclarant qu'il y avait péché mortel à vendre de Teau-devie aux sauvages, attendu qu'ils n'en demandaient que
(3) Journal des Je- pour s'cnivrcr (3), OU pour faire quelque mauvais coup ^"'^';^- , dans leur ivresse (4). M. d'Argenson, chargé de veiller
> ^ iipui, ]x 2 >. ^^^ intérêts de la grande Compagnie, toléra cependant ces abus. Dans un mémoire déjà cité de M. de la Chênaie, celui-ci fait remarquer que ce Gouverneur eut le malheur de se brouiller avec les Jésuites, surtout au sujet de la traite des boissons aux sauvages, ayant, malgré ses sentiments très-religieux, son opinion particulière sur ce point; & les lettres que nous conservons de M. d'Argen- (5) Emplois du vi- ^ou montrent que cette inculpation était fondée (5). Dans comted'Argenson, i3i- ^^^q consultatiou sur SCS démêlés avcc M. de Laval, dont
bli(,tlic(iucdii Louvre. i . -i • i n- • t • •
on a parle, il proposait la queltion suivante : « Le vicaire v( apofiolique peut-il jeter l'excommunication contre les « habitants en ce qui regarde la police, le bien de l'État « 8: le Gouvernement, 8: empêcher les choses permises