‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 73 sur 326 · IV. ,. . . ^, . . j · texte numérisé non relu

IV. ,. . . ^, . . j

<;»xDmoNSAuxQ.uELLEs Lcs couditious miposées au Séminaire lurent : i" Que

SÉMINAIRE EST jg domalue & la propriété- de Tîle seraient inséparablement

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unis à cette communauté, sans pouvoir en être sépares pour quelque cause ou occasion que ce fût (**). 2° Comme subrogé par là aux associés de Montréal, le Séminaire fut chargé d'acquitter toutes leurs dettes, tant en France qu'en Canada. Il paraît qu'elles étaient alors très-considérables; du moins, c'ell: une tradition conllante que, par leur acquittement, le Séminaire paya la seigneurie deux fois ce qu'elle valait au moment de la donation. 3" 11 fut ftipulé que si, après toutes ces charges acquittées & après les dépenses nécessaires pour la conservation de Tîle, il restait du revenant bon provenant des terres alors défrichées, il serait employé pour le bien de l'œuvre, selon le zèle et la prudence des prêtres du Séminaire; mais que, quant aux terres qui n'étaient point défrichées encore, 8^ que le Séminaire pourrait mettre en valeur par la suite, comme aussi quant aux améhorations, augmentations & acquisitions qu'il ferait, il pourrait en disposer selon son bon plaisir. Le Séminaire n'a cependant jamais tiré aucun avantage de cette dernière clause, qui aurait tourné à la ruine de l'œuvre 8c à l'abandon de la Colonie ; car le

(2) Archives du séminaire de Montréal.

Mémoire reçu cni7 12 ^*j Quoique, dans cette énuincration, il ne soit pas fait mention

^ '7i-^- expresse de la seigneurie de Saint-Sulpice,elle a été néanmoins com-

(3) Lettres de M. ^^^^^ ^.^^^^ j^ contrat comme taisant un tout avec l'ile de Montréal (2).

^l^^Z d"^I£ n l^'on a toujours conclu de là que le S^niinaire ne pouvait ni

marie: réponses faites vendre, ni donner, ni échanger la seigneurie de Saint-bulpicc, non

en 1719. plus que l'ile de Montréal (3).

s. SULPICE SUCCÈDE A MM. DE MONTRÉAL. 63

revenu net des terres défrichées alors ne s'élevait pas au delà de cent écus par an (i) : celles de Saint-Gabriel & de (i) Mcmoiie de m. Sainte-Marie appartenant en propre aux Ecclésiaftiques de Saint-Sulpice, qui, par Tentretien des hommes qu'ils y avaient placés pour garder le pays, dépensaient chaque année beaucoup plus que ces terres ne pouvaient produire (*).

CoLiflurier sur Montréal.

Mais à peine le Séminaire eut-il accepté cette donation, qu'il mit sérieusement en queftion s'il continuerait ou s'il n'abandonnerait pas tout à fait Tœuvre de Montréal, l'œuvre

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