‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 78 sur 326 · ORDRE ÏEMPORKL ET SPIRITUEL · texte numérisé non relu

ORDRE ÏEMPORKL ET SPIRITUEL

livres d'amende ^ de telle autre punition qu'il jugerait à propos (*).

TEMPOREL ET POl U LE SPIRITUEL.

(t Le Roi, écrivait la Mère Marie de rincarnation, a ordre établi poir le

c< envoyé, avec le nouveau Gouverneur 8: notre Évèque,

- un intendant qui, depuis son arrivée, a réglé toutes les

«( affaires du pays. (Elle parle ici de M. Gaudais.) Il a

« établi des officiers pour rendre la jultice selon les règles

« du droit, 8c a fait des règlements pour le commerce &

« pour lentretien de la société civile. U s'ert fait rendre

« foi 8c hommage des habitants du pays qui ont confessé

<( tenir (leurs terres) du Roi, à cause de son château de

« Québec. Dans les règlements qui ont été faits, Québec

« se nomme j'ille. 8c la Nouvelle-France province ou

(i royaume. L'on a élu un maire (M. Legardeur de Répen-

« tigny) 8c des échevins (MM. Jean Madry 8c Claude Char-

« ron), 8c généralement tous les officiers, qui sont gens

« d'honneur 8c de probité, ont été choisis par éledion. On

« remarque entre tous une grande union. Mgr rÉvéque&

« M. le Gouverneur sont nommés les chefs du Conseil;

« & on parle de faire bâtir un palais pour rendre la jus-

« tice, ainsi que des prisons pour enfermer les criminels,

« les lieux qui servent à cela étant petits et incommodes.

« L'on a pareillement établi Tusage des dîmes qui sont

« deftinées pour Fentretien d'un séminaire fondé par notre

« Évèque, qui doit, par ce moyen, faire bâtir des églises

« partout où il sera nécessaire, 8c y entretenir des prêtres

(*) Les domeftiques étaient alors assez rares en Canada, comme, il a déjà été dit; & plusieurs de ceux que des particuliers avaient fait venir de France quittaient ensuite leurs maîtres pour en servir d'autres, qui leur offraient de plus forts émoluments : ce qui faisait naître des procès entre les colons & des troubles dans les familles. Pour les prévenir, le Conseil souverain défendit, le i"" décembre de cette année i663, de retirer aucun domefliquc à son maître sans le consentement de ce dernier, par écrit, sous peine d'une amende arbitraire, & de payer au maître chaque journée d'absence ou du temps perdu, à raison de cinquante sous par jour (i).

(0 Archives «Je la marine (Cj(j II vcrneurs) i'J63à i6ôg. Arrût lUi Conseil suprême, v déc. iCC)-5.

72 II*' PARTIE. LOUIS XIV. CHEF DE LA COLONIE. l663.

« pour les desservir. Ces églises seront comme des pa-

« roisses; mais ceux qui y présideront, au lieu d'être

« nommés curés, seront appelés supérieurs, dont l'Évéque

« sera le chef. Le surplus des dîmes doit aller à Tentre-

(( tien des pauvres. Ce digne prélat a déjà fait bâtir une

« maison à Québec pour TÉvêque & pour loger le gros de

(I) Marie de rincar- „ ^qu séminaire. Voilà Tétat du Canada, tant pour le spi-

nation, lettre 67', . , , 1 / s

p. 5S0, 390, 591. « rituel que pour le temporel (i). »

XHI.

RÉCLAMATIONS CONTRE « Tout ccla soHuc gros & commence bien, ajoute la

LA dîme; M. DE LAVAL „ Mère MaHc de Tlncarnation: mais il n y a que Dieu

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