LA M ET AU VINGTIÈME
« qui voie quelles en seront les issues, 1 expérience nous « faisant voir que les succès sont souvent bien différents ^2 Marie de l'incar- dcs idécs quc Y OU couçoit (2). » De la réflcxiou que fait "^sT' 5 TT I '^^^ '^^'^ cette sage Religieuse, il paraîtrait que plusieurs à Québec doutaient si ces règlements auraient tous les résultats qu'on s'en était promis. Celui qui concernait la dîme fut regardé comme trop onéreux & excita d'abord des réclamations assez vives. M. de Laval, voyant le mécontentement que la taxe portée à la treizième partie des récoltes faisait naître, & voulant calmer l'agitation des esprits, la réduisit à la vingtième pour l'espace de six ans, le lo novembre, environ deux mois après son retour de France. Il remit, en outre, les dîmes de Tannée courante i663, à l'exception de celles de la côte de Lauson & de la pointe de l'île d'Orléans, deftinées à bâtir les églises paroissiales de ces (Vj Archives de l'ar Ueux (3). Toutefois cc terme de six ans ne contenta pas les voL^A \-y 40 Déchl^- ^olous, qui Craignirent que la dîme ne fût ensuite remise ration du 10 novem- au treizième. M. de Laval, pour les satisfaire, étendit la ^■"^ ^^'^'^' taxe du vingtième à toute sa vie^, & comme cette limita-
tion ne les contentait pas non plus, il permit enfin aux particuliers de s'adresser au Roi & de lui exposer eux-mêmes .'4) ibid., vol. A, leurs raisons (4). De plus, quelques personnes, par une H'^^fd ^^j'j-^Jj*'^^^'°" '*" crainte mal fondée ou par quelque autre motif, voyant que, dans les lettres d'établissement de la dîme, il était dit qu'elle aurait pour objet tout ce qui naît par le travail des hommes & ce que la terre produit d'elle-même, semèrent