‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 90 sur 326 · PARTIE. LOUIS XIV;, CHEF DE LA COLONIE · texte numérisé non relu

PARTIE. LOUIS XIV;, CHEF DE LA COLONIE

(i) Rcgiftrc mor- qu'il revenait de la chasse (i). Le 9 août 1664, deux autres tuaire, 3 mai 1064. Français de Villemarie furent tués sur-le-champ, sans

(2)Hi(toireduMont- avoir même vu Tennemi (2). C'étaient Jacques Dufresne,

rcai,dei663à 1G64. .^^ d'ciiviron trente ans, 6c Pierre xMaignant, âgé de

vingt et un ans environ, que les Iroquois surprirent à

(3) Rcg. mortuaire, Ule Sainte-Hélène (3). A peine pouvait-on sortir de sa ., a.iût i()r,4. maison pour chercher des vivres & autres choses indispensables. Le sieur Raguideau étant allé à la chasse avec plusieurs autres dont il avait le commandement, 8c M. de Béleftre étant allé pour le même dessein d'un autre côté avec un parti, les deux troupes se joignirent vers deux îles situées un peu au-dessous de Villemarie, qu'on croit avoir été les îles Sainte-Thérèse, 8:, leur chasse terminée, ils envoyèrent devant eux un canot chargé de la venaison. Comme on ne peut guère remonter le courant du fleuve à la rame sans longer le rivage, afin d'éviter le courant, ce canot vint à passer vis-à-vis dune embuscade dlroquois qui, à rinl^ant, fit Line décharge dans laquelle Claude Mar-

(4) Rcg. mortuaire, coux, âgé d'cnvirou vïugt-trols ans, fut tué (4), & deux ou m sept.. 1604. ^^^.^ autres furent blessés. Incontinent, un Iroquois accourt

pour tirer le canot de Teau ; mais l'un des Français, qui était encore en état de se défendre, le couche en joue & le fait tomber raide mort; après cpoi, il se met au large. De leur coté, les autres Iroquois se jettent dans leur propre canot, sans doute pour poursuivre ces Français moribonds & blessés; mais, voyant arriver au secours de ceux-ci M. de Béleflre, Saint-Georges et d'autres, ils changent aussitôt de dessein 8: prennent la fuite.

M. DE MKZY NOMME cou- Pcudant qu'ù Villemarie les colons étaient amsi expo-

sés à la cruauté des Iroquois, M. de Mézy se portait à des aclcs qui mirent le trouble dans Québec, 8c dont la Colonie de Villemarie ne fut pas entièrement exempte. Sans égard pour les services que M. de Maison neuve rendait au pays depuis plus de vingt ans, il usait envers lui de procédés qu'on aurait de la peine à comprendre, si ce qui nous relie à raconter de ce Gouverneur général ne répondait

VERNEUR DE MONT- RÉAL LE SIEUR DE LA TOUCIir.

AUTORITÉ TKMPORELLE. 1 664. qS

que trop à cette conduite impérieuse & absolue. Au mois de juin 1664, il ordonna à M. de Maisonneuve d'aller le trouver à Québec, 8: nomma en sa place, comme Gouverneur de Montréal 8: commandant de la garnison, le sieur de la Touche (i), alors capitaine de la garnison des (OArch. du scmi- Trois-Rivières. Etienne Pézard de la Touche, né à Blois, "'''"' ^'': viHcmaric,

' , ' ipvent. de Pans.

paroisse de Saint-Honoré (2), paraît avoir joui de Teftime (2)Regifti-esdciapaparticulière de M. de Mézy 8: de celle de M. de Laval, qui, '"'s^'^ ^^'^ viiiemaric.

, , ■ 1 X . ,, 20 juin 1004.

cette même année, lui donnèrent une concession a une

lieue 8: dem'e de terre à partir de la rivière Champlain, en

remontant le fleuve Saint-Laurent (3). Mais sa nomination (3) 1664. Conces-

à la place de Gouverneur de Montréal ne paraît pas avoir t'°?. p^'','^; '^^ ^^'^^-y

^ . -, ... *^ Mgr de Laval au

eu de suite, M. de Mézy, par ses acres arbitraires & vio- capitaine Pézard de la lents, ayant mis le trouble à Québec & perdu tout respect dans Teftime des peuples, comme nous allons le raconter.

Touche.

ATTniBUEE AU GOU- ^■ER^'Et"R ET A l'ÉVÊ-

Page 1