A VILLEMARIE LES PRÊ- TRES DU SÉMINAIRI ONE L'ÉCOLE AUX GARÇONS
1) Grefle de Villemarie, 12 déc, 1632, Archives de la Cour civile à Québec, Insipuations, in-:0l,, 16 août 1074, fol, 136,
(2) Grefle de Villemarie, Assemblée des marguilliers de Ja Chine, à juin 1503,
(*) Pièces sur la te.
nure scigneuriale, p.
4) Archives de Ja Cour civile à Québec, Insinuation de 1604 à
1075, tol, 24, 25.
M. Jean Bourdon le reçut dans sa maison & le chargea de l'éducation de ses enfants, que M. Le Sueur éleva dans la crainte de Dieu, & à qui il apprit à lire & à écrire (*).
A Villemarie, où la colonie était en quelque sorte abandonnée à ses propres ressources, comme étant une œuvre particulière, la Sœur Bourgeoys et ses compagnes donnaient l'inftruétion aux enfants, dans la modette maison que les seigneurs leur avaient attribuée pour cet usage, ainsi qu'il a été rapporté. Au commencement la Sœur Bourgcoys se Chargea de l'éducation des garçons, aussi bien que de celle des filles; mais à mesure qr'e la population augmenta, il fut nécessaire de les séparer, pour les instruire à part. M. Souart remplit alors ce minitflère à Villemarie, en faveur des garcons, après le retour de M. de Queylus; & comme M. Gilles Pérot était alors devenu Curé de Villemarie, M. Souart, dans un grand nombre d'actes, se trouve pour cela qualifié : ancien Curé de la paroisse, maïtre d'école; & c'eft le titre qu'il porte aussi dans les regiftres de la Cour civile, à Québec (1). M. Pierre Remy, de Paris, envoyéen Canada, l'année 1670 (2), lorsqu'il n'était encore que sous-diacre, fut d'abord adjoint à M. Souart, pour l'aider dans cet emploi, & ensuite chargé longtemps lui-même des petites écoles à Villemarie. Ce n'ett pas que le Séminaire n'eût pu faire venir de France des maîtres capables d'inftruire les jeunes garçons; mais, convaincu, avec le pieux Gerson, que rien n'eft plus nécessaire au bien de la société, que l'éducation chrétienne des enfants, il attachait une si grande importance à inspirer,
(*) M. Bourdon avait obtenu, près de Québec, une concession de soixante arpents, mise ensuite en fief (3), où il avait fait conftruire une maison avec une chapelle appelée Saint-Jean, du nom de son patron, à qui elle était dédiée : ce qui, dans les actes, le fait qualifier seigneur de Saint-Jean. 11 mourut très-chrétiennement, le r2 janvier 1665, &, dans son teftament, il fait une mention particulière de M. Le Sueur, comme dun homme à qui il avait les plus grandes obligations pour l'éducation que lui devaient ses enfants (4).
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