M. TALON VEUT VAIRE PRENDRE DE NOUVEAU POSSESSION DE LA BAIE D'HUDSON
(1) Relation de 16;0, p. 80.
(2) Relation de 1667, P. 12.
(3) Antiquités et chronique de la ville de Dicppe, par Asseline; Manusc, de la Biblioth. de Dicppe, annces 1671-1072.
(i)Relation de 1661, p.12, 13.
(2) Hift, de l'Amérique septentrionale, par La Potherie, t. E, pe Li, 142.
(3) Relation de 1661, pe 21.
(4) Hitt, de l’Amérique septentrioiale, t 1, p. 142
DES GROSEILLERS AVAIT PRIS POSSESSION DE LA BAIE D'HUDSON AU NOM DE L'ANGLE- TERRE,
embarqués sur le Saguené(r), conduits par des sauvages ; mais ils furent obligés de revenir sur leurs pas, soit, comme le raconte M. de la Potherie, que ces sauvages eussent refusé de continuer leur route, par la crainte que l'entreprise des Français ne leur fût préjudiciable (2); soit, comme le rapportent les PP. Jésuites, que, les Iroquois exerçant alors de cruelles hoftilités sur les Français & sur diverses nations sauvages, les Missionnaires eussent jugé qu'il était de la prudence de renoncer à leur tentative, qui, en effet, n'eut alors aucun résultat (3). Cependant des sauvages de la baie d'Hudson envoyèrent de nouveau des députés à Québec, en 1663, & prièrent M. d'Avangour, alors Gouverneur, de leur donner des Français. Il y envoya cinq hommes, à la tète desquels il mit le sieur Couture, qui s'y transporta par les terres; étant arrivé à la baie, Couture y planta une crcix, & prit possession du pays, en mettant en terre, au pied d’un gros arbre, les armes du Roi, gravées sur du cuivre, enveloppées entre deux plaques de plomb & d'écorce par-dessus (4).
De leur côté, les Anglais prirent aussi possession de ce pays, mais par le moyen d'un Français, Médard Chouart des Groseillers, qui s'était donné à eux. Voici ce que rapporte à ce sujet la Mère Marie de l'Incarnation, dans sa lettre du 26 août 1670 : « Il y a quelque temps « qu'un Français de notre Touraine, nommé des Groseil- « lers, se maria à Québec. Il était tout jeune quand il « vintici, & il fit grande connaissance avec moi, tant à « cause de la patrie, qu'en considération d'une de nos « Mères de Tours, chez le père de laquelle il avait de- « meuré. Ne faisant pas une grande fortune en Canada, € il lui prit fantaisie d'aller à la Nouvelle-Angleterre, pour « tâcher d'y en faire une meilleure. Il y faisait l’homme « d'esprit, comme en effet il en a beaucoup; & il fit « espérer aux Anglais qu'il trouverait le passage de la « mer du Nord. Dans cette attente, on l'équipa pour « l'envoyer en Angleterre, où on lui donna un vaisseau
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