‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 242 sur 392 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ÉRECTION DE FIEFS ET FORMATION DE PAROISSES DANS LE VOISINAGE DE VILLEMARIE, POUR PROTÉGER LE RESTE DE LA COLONIE CONTRE LES IROQUOIS.

Dans les dispositions d'hoftilité où étaient les Iroquois, on devait s'attendre à les voir reprendre les armes, dès qu'ils ne seraient plus retenus par la crainte, & qu'ils croiraient avoir une occasion favorable, pour tomber impunément sur les Français. L'île de Montréal, à cause de sa position avancée, se trouvant plus exposée qu'aucun autre lieu à leurs insultes, il était de la prudence de protéger la vie des colons établis loin de la ville, sur les terres qu'ils avaient défrichées. Autrefois, lorsqu'on ne pouvait cultiver encore que celles qui avoisinaient le Fort, M. de Maisonneuve avait fait conftruire cà & là des redoutes, & même érigé un fief noble en faveur du major Closse qui s'y bâtit une maison fortifiée, ainsi qu’il a été dit. Pareillement, pour protéger les travailleurs, M. de Queylus établit les deux maisons-fortes de Saint-Gabriel et de Sainte- Marie; & à l'arrivée des troupes qui devaient donner licu au défrichement de terres plus avancées, M. Souart, en 1665, avait créé un second fief entre le fleuve Saint-Laurent & la rivière des Prairies, pour M. de Hautmesnil (1). Enfin, nous avons vu qu'après son retour, M. de Queylus donna pour la même fin, au sieur La Salle, un fief plus avancé encore, afin que le village qui s'y établirait fût comme un avant-pofte pour Villemarie, & un lieu de refuge pour les habitants des alentours. Mais, le défrichement des terres ayant attiré des colons plus loin encore, il était nécessaire de les protéger aussi, & d'établir dans

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