‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 257 sur 392 · XI, ÉTAT DE LA VILLE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

XI, ÉTAT DE LA VILLE DE QUÉBEC

(1) Écrits autographes de liSœur Bourgeoys,

(2) Arch, de la Propagande, vol. America, 3, Canada, 256.

Informatio de Statu Ecclesiæ, 21 oétobris 1661, fol, 27,

bout d'un petit nombre d'années le capital de toutes les propriétés foncières passe dans la main de l'Etat.

En donnant ses soins à la formation de bourgades & de paroisses en Canada, Louis XIV avait surtout à cœur d'accroître & de fortifier Québec, les Trois-Rivières & Villemarie, Québec dut son accroissement à la seule munificence de Louis XIV, qui y fit passer des colons à ses propres frais, avant même que la Compagnie des Cent- Associés lui eût cédé la propriété du pays. On a vu que, lorsque la Sœur Bourgcoys y aborda, en 1653, avec M. de Maisonneuve, il n'y avait encore à Québec que les bâtiments occupés par les RR, PP, Jésuites, ceux des Ursulines & ceux des Hospitalières, avec cinq ou six maisons. Dans le quartier appelé ensuite la Basse-Ville, on ne voyait que le magasin des PP, Jésuites & celui des Associés de Montréal (1); & Québec serait refté longtemps dans cet état de faiblesse, si le Roï ne se fût mis lui-même à la tête de la colonie, que la grande Compagnie semblait avoir abandonnée tout à fait. Par les envois de colons qu'il fit tous les ans, à partir de l'année 1659, il procura l'accroissement rapide de Québec; & comme la plupart de ceux qui arrivaient pour s'y fixer se livraient au commerce, & s'établissaient de préférence sur les bords du fleuve, on appela ce nouveau quartier du nom de Basse- Ville, pour le diftinguer de celui qui était sur la hauteur, qu'on désigna alors sous le nom de Jaute-Ville. La commodité du port & la proximité des vaisseaux invitant les marchands à conftruire dans ce quartier les magasins où ils gardaient & vendaient leurs marchandises, c'était à la Basse- Ville, dès l'année 1661, qu'avait lieu tout le commerce public, & là aussi que se trouvait une grande partie de la population de Québec (2) (*). Au milieu de ce quartier

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. (*) C’eit ce que nous apprend M. de Laval dans son Etat de l'Eglise de 1661 :

« Quebecum vulgô in superiorem dividitur & inferiorem urbem.

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