‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 301 sur 392 · sire que vous fassiez inftance à Sa Sainteté & à mon · texte numérisé non relu

sire que vous fassiez inftance à Sa Sainteté & à mon

« cousin le cardinal Rospigliosi, inftance pressante en mon (3) 1bid., p. 167. « nom, pour l'expédition des Bulles (3). » Mais la clause de la dépendance de Rouen, ou de quelque autre métropole de France, éprouva de grandes difficultés & arrêta

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L'ÉVÊÈCHÉ DE QUÉBEC ÉTABLI. 1074. 431 tout à fait les négociations. Le Roi, qui avait grandement à cœur de les terminer, écrivait cependant cette même année à M. de Laval : « Vous devez être assuré que je « ferai toujours toutes les diligences nécessaires à Rome « pour l'érection de l'évêché de la Nouvelle-France (1). » L'année suivante 1670, M. Talon, étant retourné en Canada, comme il a été dit, informa M. de Laval de ce qui avait été fait à ce sujet; & comme les Pères Jésuites disaient à ce prélat qu'ils agissaient à Rome pour lui faire obtenir son titre : « Je lui ai fait connaître, écrivait-il à « Colbert, qu'il le devait attendre du Roi, qui seul aussi « pouvait le lui faire accorder (2), »

Enfin M. de Laval, fatigué de ces interminables longueurs, prit le parti de repasser en France, résolu de se démettre du Vicariat Apoftolique, & de ne plus reparaître en Canada, s’il n'obtenait d'en être fait Évêque titulaire ; et on conçoit qu'après toutes les démarches qu'il n'avait cessé de faire jusqu'alors, ces lenteurs étaient bien propres à lui inspirer une pareille résolution. Lorsqu'il avait été nommé à l'abbaye de Maubec & au futur siége du Canada par Louis XIV, il avait écrit en 1663 aux Cardinaux de la Propagande pour leur représenter que, au jugement de tous, l'érection de ce Siége était regardée comme presque nécessaire (3). Il avait réitéré sa demande en 1664, & l'année suivante écrit encore quatre différentes lettres à Rome pour accélérer la fin de cette négociation (4). En 1666, il avait adressé une nouvelle lettre aux Cardinaux, une autre au Pape, & une troisième au Préfet de la Propagande (5). Pareillement il avait renouvelé sa demande en 1667, en 1670 (6). Voyant enfin, en 1672, que ses instances n'étaient pas suivies du succès, il repassa en France, comme nous le disions, &, immédiatement après son arrivée, écrivit aux Cardinaux de la Propagande, pour leur faire connaître ses sentiments & le motif de son voyage: « Je n'ai jamais recherché jusqu'ici l'épiscopat, leur dit-il, « & je l'ai accepté malgré moi, convaincu de ma faiblesse.

(1) Arch, de la marine. Regiftre des ordres du Roi, 17 mai 1660, fol. 134.

(2) Arch. de la marine. Lett. de M. Talon à Colbert, 10 nov.

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