‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 312 sur 392 · COUREURS DE BOIS · texte numérisé non relu

COUREURS DE BOIS

« puissance spirituelle & [a puissance temporelle, le sacerdoce & le gouvernement civil, avec beaucoup de « vivacité : chacun apportant des maximes & des raisons « opposées, & faisant des metlces & des procédures « propres au soutien de s@ cause (1) ("),»

En permettant ainsi aux Français établis en Canada de vendre des liqueurs aux sauvages, on leur déferdait cependant à tous sans exception de leur en porter dans les bois. Mais après la publication de l'arrêt du Conseil, il était difficile de faire observer cette défense dans un pays si vafte, où il n'y avait d'ailleurs d'autres troupes que les garnisons de Québec, des Trois-Rivières & de Villemaric, si peu considérables qu'à peine suffisaient-elles pour maintenir l'ordre dans ces trois potes. Ainsi, au mois de juillet 1670, M. de Courcelles ayant appris qu'on avait rencontré des coureurs de bois à soixante ou quatre-vingts lieues au-dessus de Villemarie, avait ordonné au juge de ce lieu d'informer contre eux, & au commandant, qui était alors M. de La Motte, de donner main-forte pour les poursuivre & les arrêter (2). Mais que pouvait faire ce

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