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(*) Comme les colons les plus timorés croyaient devoir s’abftenir de ce commerce, si hautement condamné par leurs pafteurs particulicrs, & surtout par leur Evêque : les officiers du Gouvernement, intéressés eux-mêmes à la traite des boissons, s’efforçaient de leur côté de calmer les consciences, en assurant que ce commerce était très-légitime & autorisé par ceux qui avaient seuls le droit d'en juger. Ainsi à la Chine, où l’on faisait un grand trafic des liqueurs fortes avec les sauvages, M. de Frontenac, qui, après le second départ de M. Talon, s'attribuait à lui-même les fonctions d’intendant, fit publier & afficher, en 1675, larrét du Conseil souverain, ainsi qu'une ordonnance qu’il avait rendue lui-même dans le même sens, le 10 août 1674, & une autre du 21 juillet suivant, Il renouvelait toutes ses anciennes publications « pour donner la paix, disait-il, & « le repos aux esprits, & leur faire connaitre les intentions de Sa « Majefté, dont nous devons étre, ajoutait-il, les véritables inter- « prètes, & pour que tous ses sujets connaissent la bonté vraiment « paternelle du Roi, qui l'oblige à permettre tout ce qui peut contri- « buer à leur avantage (3). »
(1) Hift, de l'eau-devie en Canada, art, 4e,