PONSE JURIDIQUE DE M. REMY, QUI REFUSE DE SE PRÉSENTER AU CONSEIL
(1) Lettre de M.
Fronson à M. Remv, per mai 1089, etc.
(2) Thomassin, 1bid., p.405, 408,
(3) Mémoires du clergé, t. VE, d, 192.
torité ecclésiaflique soutfrit en silence tous ces affronts.
Cependant le Conseil souverain ou plutôt M. de Frontenac rendit arrêt sur arrêt pour obliger M. de Fénelon, malgré son appel, à remettre tant le manuscrit de son sermon que les déclarations obtenues des habitants, en faveur de M. Perrot, desquelles il voulait s'emparer pour que celui-ci ne püût les produire à la Cour. M. de Fénelon ne les avait plus, & il déclarait d’ailleurs que s'il les eût eues encore entre les mains, il n'aurait garde de les livrer, sans un ordre du Roi, attendu, disait-il, qu'on n'avait jamais Ôté à un criminel ses pièces juftificatives. Il persévéra toujours à proteflter, & après avoir récusé M. de Frontenac comme sa partie adverse, il récusa aussi M. de Peyras & M. de Vitré, comme étant dans la dépendance entière du Gouverneur, & enfin M. de Villeray & M. d'Auteuil, non pour eux-mêmes, mais parce qu'ils avaient été nommés pour ses juges par M. de Frontenac, sa partie adverse.
Les procédures se multipliaient ainsi sans que M. de Frontenac püût en tirer aucun avantage contre M. de Fénelon, lorsqu'au commencement d'oétobre de cette année 1674, M. Remy descendit à Québec pour recevoir des provisions venues de France & les faire transporter à Villemarie; & M. de Frontenac étant informé de son arrivée, conçut le dessein de tirer de la bouche de cet Ecclésiastique, naturellement fort timide (1), quelque aveu juri-
d’Angers en 1848, ordonnaient de frapper de cette peine ecclésiaftique tous les lieux où des juges laïques auraient fait emprisonner pour cause de crime, un clerc, sans vouloir le rendre aux juges d’Eglise (2). Les capitulaires de nos Rois portaient méme des peines temporelles contre les juges en pareil cas, & condamnaient l'exécuteur de leur sentence à perdre sa place & à étre renfermé dans les prisons de l'Évéque (3).
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