XVII, PROTESTATIONS DU SÉ- MINAIRE DE SAINT- SULPICE
(1) Jugements & délibérations du Conseil 3 oélobre
supérieur, 2
1064, Edits & ordonnances, Québec, :S06,
I, table, pe 2
) Regiftr gements du Conseil
supérieur,
ce des ju-
fol, 79,
20 août 1007, (3) Journal des Jé-
suites, mai 1004,
Cp Jugements ete.,
ibid, fol.
10, juin
(3) Archives du séminaire de Villemarie, Jugement du Conseil
souverain, 1EU4.
1S juillet
même jour, 23 octobre, aux intéressés, de produire dans huit mois leurs titres de propriété de l'île & leurs lettres patentes. « Cependant, ajoute le Conseil, le sieur de Mai- « sonneuve exercera la commission de Gouverneur de « l'île de Montréal (qui lui a été donnée par M. le Gou- « verneur général, en date de ce jour) jusqu'à ce que le « Roi en ait ordonné autrement (1). Cette ordonnance fut signée par M. de Mézy & par M. de Laval (”,
(*)} Le Conseil souverain ne se montra pas plus favorable à d’autres demandes que firent les seigneurs de Montréal, quelque jufle qu'elles pussent leur paraître. On a vu que M. de L auson, ayant égaré le titre du terrain sur lequel leur magasin de Québec était conftruit, avait donné à Couillard de Lespinay un titre pour une partie de ce méme terrain, & que M. d’Avaugour, de son côté, avait accordé, le 29 mars de cette même année 1663, une autre partie de ce terrain au sieur Le Normand. Les seigneurs s étant présentés pour obtenir justice, le Conseil ordonna, le dernier j jour d’oétobre de cette année, que le Séminaire produirait son titre de concession, c’eft-à-dire le même qui, ayant été remis à M. de Lauson, avait disparu. Enfin, ce qu’on a de la peine à comprendre, le 21 juillet suivant, M. de Mézy cut la complaisance de ratitier encore le titre accordé contre toute juflice au sieur Le Normand par M. d’Avaugour, son prédécesseur (2).
L'année suivante, mademoiselle Mance étant revenue de France, le 25 mai (3), ainsi que M. Robutel de Saint-André, Pun & Pautre portèrent leur plainte au Conseil souverain contre le capitaine du navire qui les avait conduits ; & qui, voyant qu’il n'y avait pas d’autre vaisseau pour le Canada, avait fixé le fret de leurs marchandises à un prix exorbitant, & extorqué d’eux la promesse de ce prix. Ils demandèrent donc que ce fret füt réduit au prix ordinaire, montrant que sans cela ils souffriraient l’un & l’autre une perte considérable. Mais, par son arrêt du 12 juin, qui fut publié & afliché, le Conseil condamna mademoiselle Mance & M. de Saint-André à donner tout le prix qu'exigeait le capitaine; en déclarant toutefois que, pour empêcher à l’avenir les abus, le prix du fret serait réglé par le Conseil (4).
Cette disposition si peu bienveillante, surtout à l'égard de ceux qui commandaient à Villemarie, pouvait bien servir de prétexte à quelques esprits inquiets & turbulents pour se porter à des aëtes d'indépendance, dans l'espérance d’être soutenus par le Conseil. On ne peut imaginer d’autre motif pour expliquer la démarche que firent, cette année, trois colons de Villemarie, qui osèrent bien accuser, devant le Conseil, M. de Maisonneuve de ne leur avoir point pavé à chacun la somme de cinq cents livres, qu'il leur avait promise lorsqu'ils étaient devenus habitants, le 2 février 1654(5). Mais il était
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