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CHAPITRE XXIII

HOSTILITÉS. TROUBLES POLITIQUES À QUÉBEC. RENVOI DE \, DE MAISONNEUVE EN FRANCE, DE 1063 4 1665

Cette année 1663, il n'y eut rien de bien remarquable socrnes mouais ti

au sujet de la guerre, parce que, à Villemarie, chacun se PU tenait sur ses gardes & était toujours sur la défensive, précaution que la position où on se trouvait alors vis-àvis des Iroquois exigeait impérieusement. « Nos ennemis, « écrivait le P. Lalemant, nous ont laissé cultiver nos « terres en assurance ; il n'y a que le Montréal qui ait été « teint du sang des Français, de celui des Iroquois & des «© Hurons. » Il ajoutait : « Si jamais nos ennemis ont fait « paraître une insigne perfidie, c'elt en ce que je vais ra- « conter. » En eflet, au mois de mai, sept Agniers parurent sur les coteaux de Villemarie & demandérent à parlementer, On les accueillit à l'ordinaire, & ils offrirent d'envoyer une célèbre ambassade pour ne faire plus qu'une terre de celle des Français & de celle des Iroquois. Une proposition si conforme aux désirs des colons fut agréée avec joie, & ils firent à ces Agniers trois présents pour les assurer que leurs ambassadeurs seraient bien reçus, pourvu qu'ils amenassent avec eux le refte des Français encore retenus dans leurs bourgades. Les Agniers en

plus, dans l’acte de décès de M. de Saillv,, les prêtres du Séminaire lui | | donnèrent eux-mêmes le titre de juge royal de ce lieu (1). Pourtant, ! Kénitlrede in pe au mois de juillet 1668, Charles Le Moyne, moins jaloux que les Me ve autres de conserver ces titres honorifiques, se qualitiait simplement : pe: tes its ci-devant procureur du Roi (2). és. 1068

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