‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 100 sur 428 · LES ASSOCIÉS DE. MONT · texte numérisé non relu

LES ASSOCIÉS DE. MONT

separation 6c les périls qu avait courus mademoiselle ré.^l nommés dans Mance semblaient avoir rendue plus tendre & plus vive, ln acte m nue. Après avoir appris l'état des choses, cette charitable 8: généreuse bienfaitrice lui déclara qu'elle n'a^•ait rien perdu de son premier dévouement envers l'œuvre de Villemarie, qu'elle était prête encore à faire toutes sortes de sacri-

lOO II*^ PARTIE. LES CENT ASSOC. DE LA COMP. DE MONTREAL.

fices pour la soutenir ; & comme, dans l'espérance d'une paix solide avec les Iroquois, mademoiselle Mance eût . souhaité que l'hôpital pût faire cultiver des terres, atîn

d'attirer & de nourrir beaucoup de sauvages par ce moyen, Madame de Bullion lui donna une somme pour qu'elle l'employât à lever sur-le-champ & à gager des défricheurs. Les Associés de Montréal firent, de leur côté, l'accueil le plus empressé à mademoiselle Mance'; &, par un effet de la confiance que sa grande vertu & la reditude de son esprit leur inspiraient à tous, ils entrèrent volontiers dans le dessein qu'elle leur proposa de s'unir entre eux par un contrat authentique, qui rendît public & inconteftable leur droit de propriété sur l'île de Montréal. Déjà, le 25 mars 1644, M. de Fancamp & M. de la Dauversière avaient reconnu, il eft vrai, par un adte en forme, n'avoir accepté cette île que pour & au nom de MM. les Associés de Montréal, pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France , dans ladite île de Montréal, auxquels parlant, ils en avaient fait cession & transport, n'y prétendant pour eux-mêmes que comme (i) Acie ciePoLivert membres de leur Société (i). Mais aucun ade ne faisait & chaussii:res, no- connaître les noms de ces Messieurs, &, en cas de litige,

tairesaPans, 2:) mars . , . . . . . .

1044. ils n'auraient point eu de titre certain qui conftatàt qu'ils

étaient réellement membres de cette Compagnie. Pour rendre leur droit inconteftable, ils firent un nouvel aéle public, le 21 mars i65o, dans lequel fut désigné par son nom chacun des neuf Associés qui composaient alors la Société de Montréal, en y comprenant M. d'Ailleboufl & M. de Maisonneuve. Les deux propriétaires reconnus par les contrats de donation, MM. de Fancamp & de la Dauversière, déclarèrent donc que leurs coassociés étaient messire Jean-Jacques Olier, prêtre, curé de l'église Saint-Sulpice ; MM. Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers , prêtre; Nicolas Barreau, aussi prêtre; Roger Duplessis, seigneur de Liancourt; Henri-Louis Habert, seigneur de Montmor, conseiller du Roi & maître des requêtes; Bertrand Drouart, écuyer, &. Louis

2' GUERRE. COMPAG. DE MONTRÉAL AFFERMIE. 1649. lOI

Séguier, sieur de Saint-Germain, qui tous acceptèrent la propriété de Tîle de Montréal, tant pour eux que pour MM. d'Aillebouit & Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. En même temps ils firent donation mutuelle, réciproque & irrévocable, entre vifs, de la même île aux survivants les uns des autres & au dernier survivant, en (,) AaedePomert excluant à jamais tous leurs héritiers & ayants cause, pour & chaussières, notai-

1 • i-*«. / \ ''£s à Paris, 21 mars

quelque occasion que ce tut (i). ^^.-^

Déplus, voulant favoriser les généreuses intentions la compagnie de. montde madame de BuUion, ils donnèrent à THôtel-Dieu deux "^al favorise le

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