‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 108 sur 428 · DISPERSION DES RESTES DE LA NATION HU- RONNE · texte numérisé non relu

DISPERSION DES RESTES DE LA NATION HU- RONNE

Le refle des débris de la nation Huronne, qui put s'échapper, se dissipa de toutes parts; les uns se jetèrent dans la nation neutre, pensant y trouver un lieu de refuge par sa neutralité, qui jusqu'alors n avait point été violée par les Iroquois. Comme nous le dirons bientôt, ils furent trompés dans leur attente. D'autres se dirigèrent vers la 'Virginie, quelques-uns chez la na//'on^ni^ez<, d'autres dans celle du Chat; un bourg entier se livra à la discrétion des Onnontagués, l'une des cinq nations Iroquoises, & se conserva, par ce moyen, vivant toujours à la Huronne, &: les chrétiens gardant ce qu'ils pouvaient de leur religion (2). (2) Relation de 1Ô00, Mais le gros de la nation s'étant réfugié chez les sauvages "^^^^p- "'• ' du Pétun, les vainqueurs allèrent les y poursuivre, &, le 7 décembre 1649, tombèrent sur le village de Saint- Jean, composé de Hurons fugitifs, qu'ils massacrèrent ou emmenèrent captifs, après avoir tué le P. Charles Garnier, leur missionnaire (3j. Enfin le P. Noël Chabanel, (?) Relation de iô5o, autre missionnaire, mourut aussi vers ce temps, tué, dit- p- ^' 9on, par un Huron apolfat (4). Le pays des Hurons (4)/*/,/., p. 16,17. nourrissait trente ou trente-cinq mille personnes, sur une étendue de dix-sept à dix-huit lieues seulement (5 ), & (51 Reiationdei653, cette nation, jusqu'alors la plus sédentaire, devint, par les p- "osuites de cette guerre funefte, la plus errante de toutes. De trente à quarante mille âmes qu'étaient les Hurons, ceux qui furent tués ou brûlés par les Iroquois n'en faisaient que la plus petite partie ; mais la famine, compagne ordinaire de la guerre, en ayant fait périr une multitude, « le nombre des morts, écrivait le P. Ragueneau, cette

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