‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 143 sur 428 · XXIX · texte numérisé non relu

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INQUIÉTUDE qu'on Mais comme on ne comptait guère sur la durée de

M. DE MAISONNEUVE ATTENDU. l653. ÏJl

cette paix, que les Iroquois ne firent, en effet, que dans éprouve a ciuébec

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1 intention de surprendre les b rançais quand ils en auraient ^^^^^ ^ ^^ maison- Toccasion favorable (i), tout le monde à Québec était dans neuve et sa recrue. une grande anxiété de ne pas voir arriver M. de ^Maison- OiHiftoire du Montneuve. On avait lieu de craindre les derniers malheurs, s'il ne paraissait pas cette année; & dans ces circonllances, la Mère de llncarnation écrivait : « Les Iroquois ont « tant fait de ravages en ces quartiers , qu'on a cru « quelque temps qu'il fallait repasser en France. Lhabi- « tation de Montréal leur a puissamment résifté & donné la « chasse avec perte de leurs gens. Maintenant on fait les « récoltes, qui sont belles; outre cela, il nous vient du « secours de France : ce qui console tout le pays. C'eût « été une chose déplorable, s'il eût fallu venir à cette extré- « mité que d'abandonner le pays ; &, de plus, les sauvages « (chrétiens), n'ayant pas assez de forces pour résilier aux <( Iroquois, eussent été dans des hasards continuels de « perdre la vie & peut-être la foi. Mais enfin nous atten- (i dons du secours que M. de Maisonneuve, Gouverneur « de Montréal, amène de France, où il eft allé exprès (2). » C^) Lettre 48=, 12 Cette Religieuse s'exprimait de la sorte le 12 août; & ^°"" '^' °"^* comme M. de Maisonneuve tardait toujours d'arriver, on multiplia les prières & les exercices religieux, pour obtenir son prompt retour (*), qui n'eut lieu enfin que le 22 de septembre. Ce grand retard vint d'abord de la difficulté de former sa nouvelle recrue, & ensuite des avaries qu'il essuya sur la mer.

(*) On fit pour cela une Procession à Québec, le 8 septembre, où marchaient quatre cents mousquetaires bien armés, qui firent diverses décharges, & on ajoute qu'ils donnèrent par là de l'épouvante aux Iroquois, qui se trouvaient alors à Québec pour la paix (3). On (3) Relation de i053, doit supposer que la plupart des hommes armés de la sorte étaient f- '8. des sauvages de Sillery ou de File d'Orléans, & que ces quatre cents mousquetaires n'étaient pas capables d'inspirer une grande terreur, puisque les cent hommes que M. de Maisonneuve conduisait étaient regardés & furent, en effet, comme les sauveurs du pays, ainsi que la suite le montrera.

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