‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 184 sur 428 · TOME II. l · texte numérisé non relu

TOME II. l

(1) Journal des J»'suilcs, 3ojanv'. ni 14,

.MAI.GRl'; LA PAIX, LES IROciLOIS FONT PRI- SONNIER IN r.HIRVR- CinV DE VILLEMARIE.

TRENT AU FORT DE yiLLE.MARlE ET PRO- METTENT DE RENDRE

moins les Iroquois ne l'aient emmené captif, & sur-lechamp on dépèche des hommes aux Trois-Rivières &; à Québec pour donner avis d'une conduite si infâme. « Nous (I voilà, dit sur ce sujet le P. Lemercier, dans les ter- « reurs d'une nouvelle guerre & dans l'attente d'une ar- « mée ennemie, le Huron échappé nous assurant qu elle (I était proche, & que tout n'était que trahison dans « les assurances de paix, que nous donnaient les Iro- ^' « quois (ij. »

DES oNN'ONTAGuÉs EN- Il parut cepeudaut par l'événement que Dieu n'avait

permis la prise du chirurgien que poiir donner la paix à Villemarie & aux autres habitations Françaises, à l'occa- I.E CHIRURGIEN. siQl-^ même de cet accident. Au commencement du mois de mai, une bande d'Iroquois d'Onnontagué, qui ne savaient rien encore de cet ade de perfidie & d'hoftilité, se présentent à Villemarie. Aussitôt on leur ouvre la porte du Fort, sans témoigner aucune défiance, on leur fait même le plus favorable accueil; mais, après toutes ces civilités, on leur parle enfin de la prise du Français emmené captif. Surpris à cette nouvelle, ils tremblent, ils pâlissent, pensant qu'on voulait se venger sur eux de la mort du chirurgien. On leur parle avec doLiceur, on les rassure & on leur fait entendre que les Français n'ont pas coutume de confondre l'innocent avec le coupable, ni de faire d'un ami un ennemi, s'il ne le veut être lui-même. Dans cette bande d" Iroquois se trouvait un capitaine, le plus renommé & le plus considérable de sa nation; prenant alors la parole, il dit aux Français : « Non, non, « votre bonté sera toujours viflorieuse & ne pourra « être éteinte par nos malices & nos fourberies. Malheur <i à ceux qui en abuseront jamais ! Je veux moi-même « demeurer votre prisonnier & votre otage jusqu'à ce « qu'on ait délivré le Français emmené captif. Ma vie réu pondra pour la sienne, & si ceux de ma nation ont du « respeèl: & de l'amour pour moi, le Français vivra, & sa « vie sera la mienne. » A l'heure même, il déptite un ca-

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