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GUERRE DES IROQUOIS

not pour porter ces nouvelles à Onnontagué, dont il était capitaine, &; pour ramener le chirurgien (i).

Avant le retour de ce canot, 6c lorsqu'à Villemarie on flottait entre la crainte & Tespérance, sans savoir quelle issue aurait cette négociation, ni même si le chirurgien n'avait pas expiré déjà dans les tourments, une flotte parut au loin qui descendait les chutes d'eau du fleuve, au-dessus du Fort. On craignit d'abord que ce ne fût une armée ennemie; mais, à mesure que la flotte approchait, on reconnut des amis qui venaient en traite. C'étaient des sauvages de la nation du Pétun, qui, après la cataflrophe des Hurons, avaient abandonné leur ancien pays, ne pensant être assurés contre les Iroquois qu'en se retirant dans des contrées très-éloignées des terres de ces barbares. Ceux qui venaient ainsi à Villemarie, au nombre d'environ cent vingt, avaient rencontré en chemin quelques Iroquois d'Onnontagué & quelques autres de la nation du Loup, alliée des Agniers, qui se livraient à la chasse ; &, les ayant attaqués, ils en avaient pris treize, sans pourtant leur faire endurer aucune des cruautés ordinaires en pareille rencontre, ni même sans leur lier les bras 8c les mains. Cette troupe ainsi vidorieuse, étant arrivée heureusement à "Villemarie & voyant la disposition des esprits, qui tous tendaient à la paix, fit présent de ses treize captifs au capitaine d'Onnontagué, qui était demeuré pour otage en attendant le retour du chirurgien; Si, dans Fespérance qu'on avait de voir bientôt reparaître ce dernier, ce ne furent que feftins 8c que chants de réjouissance (2).

Cette joie. fut bientôt juftifiée par l'événement. Le canot envoyé par le capitaine étant arrivé à Onnontagué, on y a^'ait pris Taffaire à cœur 8c envoyé une ambassade à Onneiout, nation de ceux qui avaient fait le coup, pour leur demander le captif, au moyen de présents qu'on leur offrit. Le succès répondit à l'attente du capitaine, 8c le jeune chirurgien fut heureusement surpris de voir ses

(i) Relation de i654, p. 7, 8.

SAUVAGES DU PÉTUN Ql/r AMÈNENT A VILLEMA- RIE TREIZE PRISON- NIFRS IROQUOIS.

(2) Relation de 1654, p. 9, 10.

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