MARIE. ' D T
crer un Français de la dernière recrue, nommé Dobigeon, je 3i mai i655; il fut inhumé le même jour. L'ade de son décès nous apprend qu'il était dans la pieuse pratique de s'approcher fréquemment des sacrements de Pénitence & d'Euchariftie, & il paraît même qu'on eut le temps de lui (2) Regiftre des se- réitérer Tabsolution avant qu'il expirât (2). Le capitaine
pultures, 3i mars .y-, . , . , i n-i- ^ • i- - o /-<t ^
ig55 la Barrique, temom de ces holhhtes journalières &: arilige
de voir robftination & la furenr des siens à vouloir détruire les colons de Villemarie, se faisait porter, comme nous l'avons dit, dans les lieux des combats, afin de les adoucir & de les amener à des sentiments de paix. Tous ses efforts furent inutiles; jamais il ne put adoucir la dureté 8c la férocité de leurs cœurs. Au contraire, ils cherchaient sans cesse l'occasion de faire quelque coup de leur façon contre les Français, & cependant toutes leurs tentatives ne leur réussirent guère. « 11 eft vrai, ajoute (( M. DoUier de Casson, que, pendant tout le temps qu'ils « furent ici à nous dresser des embûches. Dieu nous as- « sifta puissamment. » Se voyant donc rudement repoussés par les colons, ils eurent recours au ftratagème pour . , les surprendre. Peu après le meurtre de Dobigeon, ils
elles-mêmes semblaient se sentir de cette humeur martiale, comme on l'a vu par l'exemple de Martine Messier, & comme la suite le montrera encore. Les hommes, surtout, se montraient si audacieux & si terribles dans les combats, que les Iroquois eux-mêmes, ainsi qu'on l'a vu, les comparaient à des dénions ; & c'eft sans doute ce qui a donné lieu à ce diilon, passé en proverbe : Les loups de Montréal.
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passèrent de Tautre côté du fleuve Saint-Laurent, feignant d'appartenir à quelqu'une des nations qui n'avaient jamais eu de démêlés avec "Villemarie, & envoyèrent quelquesuns d'entre eux pour demander à parlementer; ce qui était une ruse assez ordinaire aux Iroquois (i), ainsi que nous (i;HiftoireduMont-
1, j^-' réal de i654 à i655.
1 avons deja vu.
Charles le Moyne, qui revenait alors de Québec, deux iroquois pris et comprit leur dessein, & étant allé trouver M. de IVIaison- conduits au fort de