‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 198 sur 428 · L EGARD DES ASSOCIES · texte numérisé non relu

L EGARD DES ASSOCIES

ET DES COLONS DE tcuir la deHiièrc recrue & Pempècher de se rendre à ce MONTRÉAL. pofte. C'eft apparemment qu'ayant autrefois donné Pile

de Montréal à la Compagnie de ce nom, sous la condition générale d'y faire passer des hommes, il prétendait qu elle devait en envoyer aussi pour cultiver ses propres terres & fortifier Québec & les environs ; du moins blàmait-il les Associés de Montréal de n'en pas envoyer de France un plus grand nombre. De plus, il s'attribuait le droit de lever un tribut sur les vivres, les hardes & les munitions qui passaient devant Québec pour monter à 'Villemarie; & c'était vraisemblablement sur sa qualité de Gouverneur général qu'il fondait cette prétention. Il n'aurait pu, en effet, l'établir sur le privilège abusif qu'il avait accordé autrefois à François de Lauson, son fils, d'un droit exclusif de navigation sur le fleuve, puisque, par un ade en forme, il avait accordé à la Compagnie de Montréal, tant en son nom propre que comme légitime administrateur des biens de son fils, le droit de navigation & de passage (2) 7 avril 1640. dans l'étendue du fleuve Saint-Laurent (2). Enfin il trou-

A(3e de Courdon, no- •, ■ '■ -ir-n • i a "' 4.

taire à Vienne enbau- ^'^^^ mauvais qu a Villemarie les Associes eussent un mafiiiné. gasin pour y garder les hardes, les vivres & les munitions

nécessaires aux colons &. à la défense du pays, prétendant apparemment qu'ils auraient dû se procurer tous ces objets à Québec même; & c'eil: peut-être pour tous ces motifs ou d'autres semblables que M. de Belmont dit, dans son Histoire du Canada, que M. de hauson ].ierséciita le Montréal. Quoi qu'il en soit, Louis XIV, informé de ces abus de pouvoir, voulut bien les empêcher à l'aven'r par des lettres du 8 mars i655, qu'il adressa à M. de Lauson lui-

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