‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 199 sur 428 · M. DE LALSON GOUVERNEUR GENERAL · texte numérisé non relu

M. DE LALSON GOUVERNEUR GENERAL

même, comme nous avons vu qu'il en avait écrit d'autres semblables à M. de Montmagny, en faveur de Villemarie. Ces lettres sont conçues en ces termes :

« Monsieur de Lauson,

Il Comme la principale chose que je considère dans la Nouvelle-France, c'eft la gloire de Dieu & la propagation de la religion catholique parmi ces peuples barbares, je vous demande d'avoir un soin trèsparticulier de tout ce qui peut y contribuer, & d'appuyer, de toute votre autorité, tous ceux qui s'y emploient. C'efl ce qui me porte à avoir une singulière afFedion pour la Compagnie de Montréal, qui eft composée de personnes de condition & de piété, lesquelles n'ont d'autre intérêt que celui du salut des âmes 8c de la prédication de l'Évangile. Je vous ai déjà témoigné combien je l'afFedionnais, & je vous fais encore, pour le même sujet, la présente lettre. Aussi, je vous recommande, de plus en plus, de tenir la main à l'avancement de l'établissement de cette île, & de favoriser, en tout ce qui dépend de votre charge, les habitants de cette colonie & tous ceux qui en ont le soin. J'ai jugé à propos qu'il y ait dorénavant, dans cette île, un magasin, aux dépens de la Compagnie & des habitants de Montréal, pour y mettre tous les vivres, munitions, hardes & autres marchandises qu'ils jugeront nécessaires. J'ai jugé aussi à propos qu'ils puissent faire venir de Finance tous ces objets, sans qu'il soit permis à personne de les en empêcher, ni d'en retenir aucune chose, à la charge, néanmoins, pour eux, de vous présenter un extrait, ou dénombrement des tonneaux & des ballots dans lesquels seront ces marchandises, en la manière accoutumée. De plus, je ne désire pas que lesdits sieurs de Montréal soient obligés de faire passer de France un plus grand nombre d'hommes que celui qu'ils jugeront à propos d'y envoyer.

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