LE3 AGNIERS PASSENT VICTORIEUX DEVANT
Ces massacres & ces enlèvements eurent lieu sans que i^ersonne en eût connaissance à Québec. Bien plus,
QUÉBEC, SANS CLUE -*■ '^ . . !• 1 •
M. DE LAusoN LEUR CQ mêmc jour 20 de mai, qui fut un samedi, les Agniers DISPUTE LE PASSAGE, yldorleux, se retirant vers l'heure de midi, eurent bien l'audace de passer sous les canons du Fort de Québec, avec (3)Reiationdei657, eiiviron quarante canots (3) conduisant ainsi leurs captifs, P-*^- sans que M. de Lauson essayât de leur disputer le pas-
sage : ce que d'ailleurs il n'aurait pu faire aisément, se voyant sans force, & la terreur ayant gagné la plupart des habitants. « Nous fûmes tous surpris de voir le fleuve couce vert de canots qui venaient vers Québec, dit la Mère « Marie de l'Incarnation, surtout quand on sLit que c'étaient (( des Agniers, ce qui fit croire qu'ils étaient aussi bien « ennemis des Français que des sauvages. C'est poura quoi les maisons écartées demeurèrent désertes, chacun « se retirant à Québec, où néanmoins il n'y avait pas de (( forces. Ils passèrent devant le Fort, & l'on crut qu'ils « allaient aborder; mais, faisant signe qu'ils étaient des « amis, ils passèrent outre & continuèrent leur chemin, « jusqu'à ce qu'ayant vu des maisons abandonnées, ils « crurent qu'on s'était retiré par la défiance qu'on avait « d'eux : ce qui les choqua tellement, qu'ils enfoncèrent les
MORT DU P. CARREAU. l656.
« portes & pillèrent tout ce qu'ils y rencontrèrent (i). » (i^ Marie de rincar- Ils en usèrent cependant d'une autre manière dans les "3"°"> p- ^■'-• maisons qu'ils trouvèrent habitées, même par de simples , „ , . , .-
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femmes, & s y comportèrent avec modération (2). p. e.
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