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M. DE MAISONNEUVE EN FRANCE

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à ragriculturC;, afin de subsiller par ce moyen. Pour leur procurer donc des terres où ils pussent travailler avec moins de danger^ M. de Maisonneuve, au nom des Associés, permit, le 25 août i655, à tous les colons, de défricher sur le domaine des seigneurs autant de terre qu"ii leur plairait, soit sur les terres où le bois était encore debout, soit sur celles où il était simplement abattu & non débité; avec promesse de les en laisser jouir jusqu'à ce qu'il leur eût fait défricher une quantité égale de terre sur leurs propres concessions ou ailleurs. En même temps il donna à M. Closse le pouvoir de leur diftribuer lui-même ces terres, avec ordre de délivrer à chacun une reconnaissance signée de lui, qui lui serait représentée à luimême après son retour (i).

(i) Archives du sJ minaire de Villemaric, îledeMontréal, n'>544, 2 3 août i65?.

PROPOSE D AMENER DE FRANCE DES PRÊ- TRES ET DES HOSPI- TALIÈRES POUR VILLE- MARIE.

Jusqu'alors M. de Maisonneuve avait heureusement m. de maisonneuve se commencé d'exécuter les desseins de la Compagnie de Montréal. Il s'était établi dans cette île, & s'y était maintenu malgré les fréquentes attaques des Iroquois; il avait formé le noyau d'une colonie digne du nom Français & de la religion catholique, qu'elle faisait respecter & aimer des sau-^ages. Cette colonie avait été la sûreté du pays; 8: la dernière recrue, dont il venait de la grossir, faisait espérer que Villemarie continuerait d'être, comme par le passé, un avant-pofte assuré & un boulevard pour toute la colonie Française. Enfin l'agriculture, à laquelle chacun se livrait à l'envi, les ouvriers des professions mécaniques les plus utiles, dont 'Villemarie était pourvue, l'établissesement d'un certain nombre de vertueux ménages, subsistant par leur propre travail : tous ces avantages semblaient assurer l'avenir prospère de cette colonie. Mais il lui manquait encore un secours essentiel à toute société catholique : un clergé & un évêque, comme la Compagnie de Montréal s'était proposé de l'en doter dès le commencement. M. de Maisonneuve s'était occupé activement de ce dessein dans son voyage de 1646, & ce fut encore ce motif qui, à la fin de Tannée 1 65 5, le conduisit de nouveau dans

l'ancienne France. Il se proposait de demander Téredion d'un siège épiscopal en Canada; de presser M. Olier, qui avait déjà établi la Compagnie de Saint-Sulpice, formée en vue de Villemarie, d'y envoyer de ses prêtres, qui fussent attachés, d'une manière fixe, au service de la colonie; enfin de procurer qu'on donnât la conduite de THôtel-Dieu à des Sœurs du nouvel Inflitut de Saint- Joseph, formé depuis peu par M. de la Dauversière, également en vue de Villemarie : trois objets que la Compagnie de Montréal s'était proposés au commencement, & qui avaient été retardés jusqu'alors par un concours de circonftances indépendantes de la volonté des Associés.

'"• M. DE MAisoNNEuvE Ou a VU que , s'ils avaient entretenu jusqu'alors, à

VEUT PRESSER M. Villemarie, deux Pères Jésuites (i), ce n'était qu'en atten-

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