‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 221 sur 428 · FORMEES PAR LA · texte numérisé non relu

FORMEES PAR LA

SOEUR BOURGEOYS. servît, pour y donner l'inftrudion chrétienne, non-seule- ■ ment aux filles Françaises, mais aussi aux filles sauvages, ainsi qu'on le lit dans l'ade de la donation; &, cette même année, nous voyons que M. de Maisonneuve confia, en effet, à la Sœur une petite Iroquoise qui eut le bonheur

( "j Dans la Vie de la Sœur Bourgeoys, nous avons dit, tome I", page 93, d'après un extrait incomplet de ses manuscrits, qu'elle était entrée dans cette maison le jour de sainte Catherine, & nous avions conjecturé que ce jour devait être le 25 novembre i658; mais ayant eu occasion d'examiner, par nous-méme, les écrits autographes de la Sœur Bourgeoys, nous y avons vu qu'elle ajoute au nom de sainte Catherine celui de Sienne, qu'on avait négligé de transcrire dans l'extrait dont nous parlons. C'eft donc le 3o avril, & non le 2 5 novembre qu'ont commencé les écoles de la Congrégation à Villemarie. Dans la même Vie, page 94, il s'eft glissé une faute d'impression touchant la date de la donation de cette maison, qui fut le 22 janvier, & non le 28 de ce mois.

CONGRÉGATION DE N.-D. A VILLEMARIK. l658. 287

d'apprendre, dans cette maison, à connaître Dieu, à l'aimer

8c à le servir. « Dans le temps où je commençai la Congré-

« gation séculière, rapporte la Sœur Bourgeoys, une femme

(I Iroquoise avait une petite fille d'environ neuf mois,

« qu'elle négligeait assez. Marguerite Picaut me pressait

(( de la demander, ce qui paraissait impossible d'obte-

(I nir (i); mais, M. Souart ayant ofîert à la mère un col- (0 Ecrits autogra-

« lier de porcelaine de trente francs & quelques autres p'^'^sdeia sœurBour-

J^ . ^ J^ geovs.

« objets, elle consentit à céder sa fille (2). » Elle la donna, (2) itid. en effet, à M. de Maisonneuve, qui l'accepta & promit de la traiter comme si elle eût été sa propre enfant. 11 voulut même être son parrain, & conjointement avec Elisabeth Moyen, femme du Major Closse, qui fut la marraine, il lui donna le nom de Marie des Neiges, à cause de la fête de Notre-Dame des Neiges, 4 août i658, jour où elle fut baptisée (3). « Le Père le Moyne a assuré, (SiRegiftredesbap- « rapporte la Sœur Bourgeoys, que c'était la première de"vniemaHe''"août bapitisée des Iroquois, & cette enfant eft morte à six ans, icss. dans notre maison. » M. DoUier de Casson fait, à cette occasion, les réflexions suivantes : « La petite sauvagesse, nommée Marie des Neiges, qui promettait beaucoup, mourut à la Congrégation, chez la Sœur Bourgeoys, qui l'avait élevée avec des soins & des peines bien considérables, dont elle a été payée par la satisfaction que l'enfant lui donna. A cause de l'amitié qu'on lui portait, on a voulu ressusciter son nom par une autre petite sauvagesse, à laquelle on a donné le même nom au baptême. Cette deuxième étant aussi décédée, on en a pris une troisième, à laquelle on a encore donné le nom de Marie des Neiges. Si celle-ci ne meurt pas plus criminelle que les deux autres, toutes trois, après avoir demeuré ici-bas dans la Congrégation de Montréal, auront le bonheur, j'espère, d'être au ciel pour toute (4 Hiiioire au Moml'éternité, dans cette Congrégation, qui suit l'Agneau rcai, de 1662 à i663. Immaculé, avec des prérogatives toutes spéciales (4). » '^^"^ly^"^' '' ' ^"'

Indépendamment de la san>51ification de l'enfance, la'soeir bourgeoys

DEMENTS DE LA ClIA PELLE DE NOTRE

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