‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 222 sur 428 · VILLEMARIE · texte numérisé non relu

VILLEMARIE

FAIT JETER LFs poN- objct proppc dc 53 vocatlon, la Soeur Bourgeoys étendait son zèle à toute la colonie; &le désir le plus ardent qu'elle DE BON-SECOURS éprouvaït était d'y accroître toujours davantage la dévotion envers Marie. Déjà, avant l'arrivée des prêtres de Saint-Sulpice, elle avait formé le dessein d'élever, en l'honneur de cette puissante patronne, à une petite distance de Villemarie, une chapelle qui fût tout à la fois un lieu de pèlerinage & une sauvegarde pour le pays. Au printemps de lôSy, ayant obtenu pour cela l'autorisation du P. Pijart, qui desservait alors la paroisse, « j'excitai, « écrit-elle, le peu de personnes qu'il y avait alors ici à « amasser des pierres pour la chapelle, & je demandai « quelques journées à ceux pour qui je faisais quelque « travail (d'aiguille). On charriait du sable, & les maçons « s'offrirent. Le Père Pijart nomma la chapelle Notre- « Dame de Bon-Secours ; le P. Le Moyne mit la pre- « mière pierre, & M. Closse (qui tenait la place de Gou- « verneur en l'absence de M. de Maisonneuve) fit graver u sur une lame de cuivre l'inscription nécessaire. Enfin, .1 les maçons commencèrent & posèrent les fonde- (i) Ecrits autngia- « meuts (i). » L'année suivante, lorsque le temps de la hesde laSœurBour- j-^pj-ige dcs travaux fut vcnu, la Sœur Bourgeoys excita de nouveau le zèle des colons, & M. de Maisonneuve, jaloux de contribuer de sa part à une si religieuse entreprise, « fit abattre des arbres pour la charpente, & aidait lui- (I même à les traîner hors du bois (2) . »

geoys.

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