ANNE DEVIENT UN LI EU DE PÈLERINAGE POUR TOUTE LA COLONIE
(*) Voyez à la' fin du volume la note sur l'origine de cette chapelle.
M. DE QUEYLUS GRAND VICAIRK. iGSy-SS. 297
lèbre ce lieu de pèlerinage dans tout le Canada. On y accourut bientôt de tous côtés, & Taffluence était même si grande durant le refte du dix-septième siècle , que , le jour de la fête, on y voyait réunis jusqu'à mille & douze cents communiants , sans parler d'un très-grand nombre de pèlerins qui, dans le refte de Tannée, s'y rendaient de toutes parts (i). Ces guérisons furent accompagnées de i, Arch. dcSamtecirconftances tout à fait frappantes, en sorte qu'en 1668, -^""e- Aneftanons de dix ans seulement après la fondation de l'église, M. Thomas Morel, qui en était curé, composa son recueil des Miracles de sainte Anne (2), que, dans la suite, M. de (2) Archives du sé- Laval, devenu premier Evéque de Québec, examina H: !".'"^T^ ?,^ Québec.
' ^ . -■■ ^ ' Miracles de Sainte-
déclara conformes à la vérité. Ce prélat ajoutait à son ju- Anne.— Relation de
gement ces paroles remarquables : « Nous le confessons, ""'^7. r- ^9 & suu-.
« rien ne nous a aidé plus efficacement à soutenir le
" poids de la charge paftorale de cette Église naissante,
« que la dévotion spéciale que portent à sainte Anne
« tous les habitants de ce pays, dévotion qui, nous l'as-
« surons avec certitude, les diftingue de tous les autres ;3; Archives du se
« peuples (.3). »
minaire. Ibid,, approbation du 25 juin 16N0.