T. II
(i) Écrits autogra- „ résolut de toLit embarquer (i) sur parole (2), le 29 juin
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(•2) HiitoireduMont- Grande-Compagiiie refusèrent à M. de la Dauversière la réai. ibid. grâce qu'il leur demandait avec inftance, d'attendre le
(3) Annales de l'Hô- vaisscau qui devait porter la recrue. Voyant qLi'ils pertei-Dieu St-Joseph. siftaient dans leur refus, il se contenta de leur dire :
(4) Archives de THô- ^^ D^gu en Sera le maître: » 6c la flotte n'avait pas
tel-Dieu de la Flèche. . . . .
Mémoire de M. de la fait plus d uuc lieuc en mer, que son vaisseau amiral
Dauveisière fils sur p^j-j^ (a.'^.
son père.
DÉPART DE LA RECRUE. Eufin, aprcs trois mois d attente, la recrue, qui s était
CONTAGION. embarquée le jour de Saint-Pierre, leva Tancre le 2 juillet,
fête de la Visitation. Dans ce moment, M. de la Dauversière, voyant que, par le départ des Filles de Saint-Joseph pour Villemarie, il accomplissait heureusement l'œuvre que Dieu lui a^•ait conliée, & à laquelle il avait travaillé jusqu'alors avec tant de zèle, de conftance & de courage, récita dans un grand sentiment de reconnaissance le cantique du saint vieillard Siméon : « Maintenant, Seigneur! V vous renpoyei en paix votre serviteur, selon votre pa- « rôle. » Il les assura que la Providence veillerait toujours
(5) Annales de l'Hô- sur elles, <k les bénit (5j. Sa mission était remplie ; il reprit tel-Dieu Saint-Joseph, j^ chemin de la Flèche, & le 6 novembre sui\ant il acheva,
par la Sœur Morin. i j •
dans les plus vives souffrances, à 1 âge de soixante-trois ans, une vie si utilement employée à la gloire de Dieu & au
(6) Lettre de M. de bien de la Nouvelle-France (6). Ces généretises filles qui Fancamp sur la mort gjjaiej-^t ge dévoucr au servicc des malades en Canada
de M. de la Dauver- . ,, ,, , ,
sière. trouvèrent 1 occasion d exercer leur zèle pendant la tra-
versée. Il y avait environ deux cents personnes sur le navire, dont dix-sept ou dix-huit filles pour Québec. Ce navire avait servi pendant deux ans d'hôpital aux troupes de la marine, sans avoir fait depuis de quarantaine ; il se trouvait infecté de la pefte ; & à peine fut-il en mer, que la contagion se déclara & gagna une grande partie de la recrue.
zi-LE COURAGEUX DES Dévouécs par état au soin des malades, les Filles de