‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 261 sur 428 · LAVAL CONTRE L IN- STITUT DE SAINT-JO · texte numérisé non relu

LAVAL CONTRE L IN- STITUT DE SAINT-JO

RECRUE POUR VILLEMARIE. l65g. 35']

« beaucoup, & je n'avais rien pour la panser; ce qui me fit « bien de la peine durant tout le voyage de Québec à Ville- « marie (i). » Une partie de la recrue s'embarqua enfin '2) Écrits auwgra-

o • < Tr-11 ■ 1 phesdclaSœur Bour-

a-sec la Sœur Bourgeoys, & arriva a ViUemane le 2g sep- geoys. tembre, fête de Saint-Michel, jour anniversaire où la Sœur en était partie Tannée précédente. Mademoiselle Mance ne put la suivre, étant encore retenue par la maladie à Québec, où elle se faisait traiter dans une maison à la Basse- Ville. Les trois Hospitalières de Saint -Joseph ne partirent pas non plus avec la Sœur Bourgeoys , mais pour un autre motif.

Nous avons dit qu'à la Rochelle on les avait enga- préventio.ns de m. ds gées à ne pas s'embarquer, en les assurant que, si elles allaient en Canada , elles seraient obligées de repasser seph la mer dans le courant de l'année même. Elles devaient donc s'attendre à rencontrer des oppositions, & ne furent pas trompées dans cette attente. Dieu voulait sans doute que 'Villemarie, dont il était l'auteur, portât le caradère propre de toutes ses œuvres, en étant exposée à la contradiction; & comme les Hospitalières de Saint-Joseph avaient été établies en vue de cette colonie, il permit que M. de Laval, quoique si zélé pour les intérêts de la religion , prît contre leur Inftitut même les plus fâcheuses préventions . Il ne pouvait goûter leurs conftitutions, rédigées par un homme marié, M. de la Dauversière; & il voyait dans les observances qu'elles prescrivaient des choses si extraordinaires & si inusitées pour des filles, qu'il douta s'il pourrait jamais les approuver. Dans la pensée de leur fondateur, ces Hospitalières avaient été inftituées pour être un jour de vraies Religieuses, &: celles qui arrivaient de France se considéraient déjà comme telles, en attendant l'approbation du Souverain Pontife. M. de Laval leur objedait que leurs conftitutions ne supposaient que des vœux simples, & que d'ailleurs leur coftume n'était pas distingué de celui des personnes séculières : ce qui était vrai alors. Son intention était de

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