‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 269 sur 428 · SES POUR DÉTRUIRE · texte numérisé non relu

SES POUR DÉTRUIRE

LES FRANÇAIS. cret, OU se trouvèrent, en tres-petit nombre, des anciens

de toutes les nations Iroquoises. On y résolut de faire une guerre implacable aux Français, dès qu'on aurait retiré de leurs mains les prisonniers Iroquois, en commençant par faire main-basse sur les Jésuites & les autres Français résidant près dOnnontagué ; & on convint que, si M. d'Aillebouft ne relâchait point les captifs, on tuerait une partie des missionnaires & des Français, & qu'on mettrait l'autre dans les liens pour en faire l'échange avec les Iroquois

(îlReiatioiideir,58, déteuus daus les prisons Françaises (2). En exécution de P- '4- ce conseil, diverses bandes Iroquoises se mirent en cam-

pagne avant la fin du même mois : deux cents Agniers, d une part, quarante Onneiouts, d'une autre, &; quelques troupes d'Onnontagué, prirent les devants, pendant qu'on

(3) ibid. p. '. assemblait le gros de l'armée (3). Ce fut un trait de providence que les cinquante Onnontagués descendus à Québec pour enlever les derniers reftes des Hurons, comme nous l'avons dit déjà, eussent pris le parti de passer l'hiver auprès d'eux, en attendant le retour du printemps; car cette résolution fut le salut de tous les Français résidant à Onnontagué. « Ils nous sauvèrent par là la vie sans y penser, « dit le P. Ragueneau, parce que leurs compatriotes vou- (I laient attendre leur retour avant d'exercer sur nous ce

( ) Ji>iJ., p. ^. « dernier ade d'hoftilité (4). » De leur côté, les Agniers aussi jugèrent à propos de dissimuler jusqu'à ce que, par le renvoi du P. Le Moyne, qui était chez eux, ils eussent obtenu la délivrance de leurs gens, se proposant de décharger ensuite les premiers coups de leur fureur sur les Français résidant à Onnontagué, & ensuite, sous ombre

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