SENT A S ENFUIR SE- CRÈTEWEXT
(3) Lettres de Marie
DANGER DES FRANÇAIS A ONNONTAGUÉ. l658. 37 1
d'amitié, d'aller fondre sur les habitations Françaises (i), (>) Relation de i038, &, après les avoir pillées, dy mettre tout à feu & à '''(2) Lettres de Marie
sans f 2V ûe l'Incarnation, p.
Les missionnaires d'Onnontagué, apprenant, par un viir.
T • 1 -4.- I 1^1^ "^ .. LtS MISSIONNAIRES ET
Iroquois chrétien, le complot qu on tramait contre eux, en ,^^3 fr^mau do-donnèrent avis à Québec & cherchèrent les moyens de nontagié'se dispos'échapper du pays (3j. C'était d'ailleurs une nécessité pour eux de prendre ce parti, puisque déjà les Français voulaient s'enfuir dans les bois, & que, sur dix soldats de rincamation. Re dont se composait la garnison, neuf étaient résolus d'aban- '^' °" '^'^ ''^^^■ donner le pofte. Ils jugèrent donc tous qu'ils devaient se retirer de compagnie (4), afin d'assurer le succès de leur 'A''ii>iJ.,s'. 3. évasion. La difficulté était de l'effectuer sans en donner connaissance aux Iroquois, le moindre soupçon devant hâter & attirer le malheur qu'ils voulaient fuir. Mais comment sortir du pays, étant dépourvus de canots, de matelots, & ayant d'ailleurs à passer par des précipices où une douzaine d'Iroquois auraient pu défaire aisément toute cette troupe (5)? Pour suppléer au défaut des canots, on (5) ibid..Tp. 3, 4 se mit à conftruire, en cachette & dans le grenier, deux bateaux qui tirassent fort peu d'eau & pussent porter chacun quatorze ou quinze hommes, & la valeur de quinze à seize cents hvres pesant. Enfin l'on parvint à se procurer encore quatre canots à TAlgonquine 6c quatre à llroquoise, qui, avec les deux bateaux, devaient composer la petite flotte. « Il n'était pas aisé de faire l'embarquement sans être aperçus des Iroquois, qui nous obsédaient continuellement, rapporte le P. Ragueneau. Le transport des bateaux, des canots 8; de tout l'équipage ne pouvait pas se faire sans un grand bruit, 8c néanmoins, sans le secret, il n'y avait rien à espérer qu'un massacre général de tous tant que nous étions, au moment que l'on se fût aperçu que nous eussions la moindre pensée de nous retirer. Pour cela, nous invitâmes tous les sauvages qui étaient proche de nous à un feftin solennel, où nous employâmes toute notre industrie & n'épar-
(i;Relation de lO p. 7.
(I gnàmes ni le son des tambours, ni les inftruments de (( musique, pour les endormir par un charme innocent (i ). »