DES IROQUOIS
4* GUERRE. ALARME A QUÉBEC. 1660. SqB
paroissiale & des chapelles des deux communautés religieuses Ci). Le même jour^ ce prélat & M. d'Argenson ") Journal des Jc-
, , .' , , , , suites, 10 mai lOGo.
assemblèrent les personnes les plus sages du pays pour prendre conseil; & parce qu'on disait que les Iroquois, en venant pour massacrer les Français, en voulaient particulièrement aux Religieuses, tous conclurent qu'on ne devait pas les laisser dans leur monaftère durant la nuit ('2). Là- (2) Hifioire de i'Ho-
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dessus, 1 eveque alla mtimer lui-même cette resolution paria Mère Juchereau' aux Ursulines, & leur commanda de le suivre. « Nous ne r- '^s. « fûmes jamais plus surprises, » dit à ce sujet la Mère Marie de Tlncarnation; « car nous n'eussions jamais pu nous imaginer qu'il y eût eu sujet de craindre dans une maison aussi forte comme la nôtre. Cependant il fallut obéir. Monseigneur en fit de même aux Hospitalières, f Déjà Ton avait posé deux corps de garde aux deux extrémités de notre maison : Ton fit quantité de redoutes; toutes nos fenêtres étaient garnies à moitié de murailles, avec des meurtrières ; d'un bâtiment à Tautre il y avait des ponts de communication : en un mot, notre monastère était converti en un Fort^ gardé par vingt-quatre hommes bien résolus (3). Quand les habitants nous (3 ; Marie de l'incarvirent quitter une maison aussi forte que la nôtre, ils "''"°"' f- 4^furent si épouvantés qu'ils crurent que tout était perdu. Ils abandonnèrent aussi leurs maisons & se retirèrent, les uns dans le Fort, les autres chez les Jésuites, d'autres chez Monseigneur notre évêque; les autres chez nous, où nous avions six ou sept familles. Le relie se barricada de tous côtés dans la basse ville, où l'on
, . 1 1 / X (4) Marie de l'Incar-
posa plusieurs corps de garde (4). » nation, p. 547.