DES RELIGIEUSES
On avait conduit les 'Religieuses chez les Jésuites, où chacune des deux communautés fut logée dans des appar- wébec a légard tements séparés du grand bâtiment de ces Pères ; dans la cour étaient encore cabanées les familles chrétiennes Huronnes & Algonquines : de cette sorte, tous se trouvaient environnés de bonnes murailles & comme dans un For^ Le lendemain matin, on ramena les Religieuses à leur com-
394 II*" PARTIE. Les cent assoc. et la comp. de Montréal.
munauté respective, & Ton en usa de même pendant huit
jours, depuis le mercredi i8 mai jusqu'au 26, veille de la
(i) Journal des Je- Fête-Dieu (i); c'cfl-à-dire, que le soir, une heure avant le
suites, 19 mai. couchcr du solcil. On les amenait à la maison des Jésuites,
& de là on les reconduisait le matin chez elles, quand il
(2)Hi(toiicdeiHo- était grand jour (2). Cependant, après qu'on eut fait la
p^i^ia"Mère^''uch"^ '^^^^^'^ ^^^ monaftère des Ursulines, on jugea que ces pré-
reau, p. 126. cautions étaient excessives & que les Religieuses pouvaient
y demeurer en sûreté. On continua néanmoins d y faire
la garde, en attendant que Ton eût reçu des nouvelles des
Trois-Rivières ou de Villemarie, que Ton croyait être
3) Marie de lin- assiégécs (3). Des patrouilles circulaient autour des monas-
carnation, p. 547. , , 1 • -, . , - ,,
teres durant la nuit, 6c a tout moment les sentmelles
criaient : « Qui vive? » ce qu on faisait aussi dans tout
Québec; & cette précaution fut cause que les Iroquois,
(4) Hinoire de l'Hô- comme OU rapprit de quelques-uns d'eux après les avoir
tel-Dieu de Québec, r -. • ■ , ^ t r
par la Mère Juche- *^"^ prisonniers, 11 oscrcnt pas mettre le leu aux maisons, reau, p. 126. voyaiit que chacun y était sur ses gardes (4).
xxxui.
PERFIDIE DES IIURONS EENÉGATS. NOUVEL-