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QUARANTE HLI10N5 SE JOIGNENT A DOLLARD

4° GUERRE. FAIT d'aRMES DU LONG-SALT. 1660. 4OI

de Casson, c'eft de trop parler) que dix -sept colons étaient allés en guerre au-dessus de Tîle de Montréal. Ces sauvages, jaloux d'avoir été ainsi prévenus par des Français, & étonnés de la hardiesse de ce petit nombre, demandent à M. de Maisonneuve une lettre pour Dollard, afin d'être admis dans son parti, & de pouvoir ensuite faire tous ensemble quelque grande entreprise. M. de Maisonneuve, qui se défiait de leur bravoure, fit tout ce qu'il put pour les empêcher d'aller rejoindre les siens, aimant mieux n'avoir en campagne qu'un petit nombre de combattants, tous braves & résolus, qu'une troupe plus considérable, où ils seraient mêlés avec des hommes dont il suspectait le courage. Les sauvages firent, néanmoins, tant d'inftances, que, pressé par leurs importunités, il se rendit jusqu'à un certain point à leur demande, & écrivit à Dollard, en lui laissant la liberté de les recevoir, sans néanmoins l'y engager. Il l'avertissait, au contraire, de ne pas trop compter sur ces auxiliaires, & d'agir comme s'il n'avait avec lui que des Français. Les sauvages l'ayant rejoint, Dollard les reçut, & ils entrèrent dans le réduit,

, ,* i,--iT •/ (i)Hi(loire du Mont-

pour attendre, avec les autres, 1 arrivée des Iroquois (i). réaide i65q à 1660.

Après un assez court séjour dans ce lieu, ceux qui dollard attaque et

allaient à la découverte virent descendre deux canots défait lavant-carde DES IRCQLIOIS.

chargés d'ennemis. C'était l'avant-garde d'un corps d'armée Iroquoise, composée de trois cents hommes, qui allaient se joindre à cinq cents autres aux îles Richelieu, pour attaquer tous ensemble les Trois-Rivières & Québec. Ils ne doutaient pas, eu égard à leur nombre, d'emporter sans difficulté ces deux polies, & se proposaient d'attaquer ensuite Villemarie & de la harceler avec tant de confiance & d'opiniâtreté, qu'elle ne pût résifter à leurs forces réunies. Ceux que Dollard avait envoyés à la découverte lui ayant donné avis de l'approche de ces deux canots, il conduit aussitôt ses gens à leur rencontre, & les pofte au lieu qui lui semblait le plus propre au débarquement. Ce fut précisément l'endroit où ces Iroquois avant-

coureurs vinrent mettre pied à terre ; &, à Tinflant, on fait sur eux une décharge des plus meurtrières^ mais avec trop de précipitation, pour qu'il ne reftàt pas un seul de ces barbares. Quelques-uns, qui n'avaient pas été atteints, se jettent aussitôt dans les bois, & vont en toute hâte avertir Tarmée. « Nous avons été défaits au petit Fort, « qui efl ici tout proche, disent-ils, & il y a là un parti de « Français & de sauvages. » Sur ce rapport, les Iroquois (ijniftuiroduMont- '^onclucnt que c'était un convoi qui montait au pays des réai, par M. DoUier Hurous, &, jugeant qu'ils en viendraient aisément à bout, ils font leurs approches vers le réduit (i).

de Casson, de i65n à

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