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temps en temps, faisaient-ils des sorties par-dessus les pieux pour aller, à la faveur de quantité de fusiliers qui repoussaient l'ennemi, chercher de Teau à la rivière, éloignée de deux cents pas du Fort ; ce qui pourtant ne leur fournissait pas le moyen de se désaltérer : parce qu'ayant perdu leurs chaudières, ils ne portaient que de petits vases (i ) Marie de rincar- qui ne pouvaient suffire à la nécessité de tous (1). Les
alion, p. 55o, 55 1. / . , . . , . , ^ ' .
Relation de itôo, Iroquois, temoms de cette nécessite pressante, en prirent p- >''• occasion de crier, de loin, aux Hurons qu'ils eussent à se
rendre, s'ils ne voulaient pas mourir de soif dans ce trou avec les Français, & qu'on les recevrait à bonne composition. Ils ajoutaient que, s'ils refusaient de se livrer à l'ennemi, ils n'échapperaient pas à la mort, attendu qu'un renfort de cinq cents Iroquois allait se mettre en ma che , & que, dès leur arrivée, le réduit serait pris & tous les assiégés massacrés. Ces discours effrayèrent tellement les lâches Hurons que tous, à l'exception du brave Anahotaha, sautent par-dessus la palissade, qui d'un côté, qui de l'autre, ou sortent à la dérobée par la porte 6c vont se livrer aux Iroquois, à qui ils apprennent qu'il n'y a dans le Fort que dix-sept Français, quatre Algonquins & leur propre capitaine. Quelle douleur pour ces braves de se voir ainsi abandonnés & trahis, &; surtout quel désolant spedacle pour Anahotaha ! Aussi dit-on que, dans sa jufte indignation, voyant son propre neveu, appelé la rit tt'^M^'^Doiiie°"dê Mouclie, s'eufuir comme ses compatriotes, il déchargea casson, de 1659 à uu piftolct sur lui pour le tuer, mais qu'il le manqua {2).
ifdin.
. ^ . Nonobitant une défedion si propre à abattre le cœur