‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 289 sur 428 · TOUTES LES ATT.V- 1 • T • • P · texte numérisé non relu

TOUTES LES ATT.V- 1 • T • • P

t,uF.s. par l'arrivée des cinq cents Iroquois, qui parurent enfin

le cinquième jour, & qui, par les cris & les hurlements qu'ils poussèrent, auraient dû intimider les cœurs les plus audacieux du monde. Ces nouveaux ennemis, formant avec les autres un gros de huit cents hommes, commencèrent, dès leur arrivée, à donner avec furie sur le réduit,

4* GUERRE. FAIT d'aRMES DU LONG-SAUT. l()(3o. 4o5

mais ne livrèrent aucun assaut qu'ils ne fussent contraints de se retirer, & toujours avec de grandes pertes. Ils attaquèrent les Français durant trois jours d'heure en heure, tantôt marchant tous ensemble à l'assaut, tantôt en\oyant contre eux une partie de leur armée (i). Aussitôt que les riu'',pa!ArDoii'i'e°"d^ Français avaient repoussé Tennemi, ils se mettaient incon- Casson, iC5o à 11.60. tinent à genoux, & ne se relevaient que pour le repousser encore, employant ainsi à la prière le peu de temps qu'ils avaient entre chaque attaque. Ils n'avaient en eflet que deux fondions, qu'ils faisaient succéder l'une à l'autre (2) : (2 j Relation dcif.fio, l'ennemi faisait-il trêve, ils tombaient à genoux; revenait- ''■ '^' '"■ il à l'attaque, ils étaient debout les armes à la main (3). (:^) Marie de rLr.car- Enfin les Iroquois, ne pouvant les forcer malgré tant "■'"°"' r- ^■'"■ d'attaques, abattirent sur le réduit plusieurs arbres, dont la chute occasionna un grand désordre sans ébranler néanmoins les assiégés dans la résolution où ils étaient de combattre jusqu'au dernier vivant.

Une résiftance si persévérante & une conllance si sur le point de t fver inouïe firent croire enfin aux Iroquois que les Français """^ ^"^'^'^'. '"^^ "'""

^ T^ . ' QLOIS RESOLLS DE

étaient en bien plus grand nombre que ne l'avaient assuré vaincre ou de périr les Hurons transfuges ; aussi mettaient-ils souvent en déli- '" ^"''^ "' '"'^' "^• bératlon entre eux s'il ne serait pas plus expédient de lever que de continuer un siège si meurtrier, qui leur enlevait tant de monde. La défedion des Hurons leur fit cependant espérer que les autres pourraient se rendre si on parlementait avec eux. Quelques députés s'approchent donc du réduit ; mais les Français, tous résolus à mourir, font sur eux une décharge inopinée, qui tue les uns & met les autres en fuite (4). Enfin, le huitième jour, une partie à)Reiationikie6o des Iroquois étant résolus d'abandonner le siège, &; de se ^'- "''■ retirer dans leur pays, les autres leur représentent avec chaleur que, si les Français n'étaient réellement que dixsept, ce serait une honte éternelle pour toutes les nations Iroquoises d'avoir vu massacrer tant de leurs guerriers par si peu de gens, sans en tirer vengeance ; & cette considération fut cause qu'on interrogea de nouveau les trans-

(i) HiftoireduMont.

fuges pour s'assurer de la vérité. Ces perfides ayant affirmé de nouveau que les Français n'étaient en effet que dix-sept, & n'avaient plus avec eux qu'un seul Huron & quatre Algonquins, à cette déclaration, les Iroquols résolurent de périr tous au pied du réduit, ou de l'emporter

al, icsg-.rco. de vive force (i).

«iUENT DE N'OUVKAU LE RÉDUIT.

LES iRoatiois ATTA- ' Mals, pour en venir là, il fallait qu'un certain nombre d'entre eux consentissent à faire de leurs corps un rempart aux autres, en recevant les premiers les vigoureuses & meurtrières décharges des assiégés. Comme chez ces nations sauvages chaque individu, étant libre & indépendant, ne povivait, dans ces occasions, être contraint par les chefs à se dévouer pour les autres, on procéda incontinent à une cérémonie usitée chez eux, pour avoir des vidlimes volontaires. C'était de jeter par terre de petites bûches, & tous ceux qui en enlevaient quelqu'une s'engageaient par là à marcher les premiers & à affronter le péril. Les plus intrépides d'entre eux & les plus braves, ayant donc levé les bûches, se mirent en devoir de monter les premiers à l'assaut, sans négliger pourtant les précautions ordi-' naires aux barbares ; car ils se firent auparavant des mantelets de trois bûches, Uées les unes à côté des autres, qui les couvraient depuis le haut de la tête jusqu'audessus du genou. Ils s'avancèrent ainsi, tête baissée, suivis par tout le refte des Iroquois, résolus d'emporter le

(2)Hiaoire duMont- ^ ^, • / n

rjai, de .esq à .6G0. Fort a tout prix (2).

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COURAGE INVINCIBLE DE DoUard 8c les siens, trouvant alors l'occasion qu"ils

DOLLARD ET DES ai-i-ibi^-jonnaient de vendre chèrement leur vie, se mettent

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