ET SONGE A REPASSER EN FRANCE
M. d'argenson a QUÉBEC. i65g ET suiv. 463
" du pays^ écrivait-il^, se prend sur le droit des pelleteries,
« dont le quart appartient au magasin ; & ces pelleteries
(I sont présentement si peu en valeur, que nous sommes
« obligés d'en diminuer de beaucoup le prix. Les années
« précédentes, nous n'avons pas trouvé assez de fonds
« pour payer les charges ordinaires : jugez si nous pou-
u vons mieux le faire maintenant, où nous sommes obli-
« gés de diminuer nos fonds par le rabais du caflor (i). (i; Emplois duvi.
« Feu M. de Montmagny a été le seul qui ait pu réussir, ^"""^^ , «l'Argenson.
" -^ ^. ^ , Lettredu4aout i65q,
« parce que , outre l'entretien de sa maison & les gages foi. 70.
« de ses domertiques, il touchait mille écus tous les ans ^2). ^1) ibid. Lettre à
« Je ne m'étonne donc nullement si aucun des Gouver- M.-deMorangis, 5sep.
1O5X. fol. -•'8.
" neurs généraux qui l'ont suivi n'ont pas reçu toute Tap-
X probation qu'ils pouvaient attendre, à cause de la dilïi-
11 culte qu'ils ont trouvée à subsiller dans ce pays, où les
« dépenses sont horribles (3). Je ne -v'ois donc aucune ,5) ibid., Lettre à
« apparence de continuer davantage cet emploi; toutes les ,,53''s ^oi"^^?^' ^^^'
« dépenses que j'ai faites jusqu'à présent ont pesé sur
Il moi, & je trouve qu'il n'ell: pas à propos que je m'en-
i< gage davantage, ne recevant que deux mille écus pour
« ma dépense, & les deux autres mille écus étant pour la
« garnison. D'ailleurs la porte des missions eft entière-
« ment fermée par la guerre des Iroquois ^4). « ioi.^'-8.' ' ''^°
Malgré la difficulté de sa position a Québec, M. d'Ar- çlcautés de m. d'argenson donna conlfamment des preuves de son zèle pour <^^nson, sa pieté,