‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 325 sur 428 · SO.N ZELE · texte numérisé non relu

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la conservation & 1 accroissement de cette colonie, & se fit aimer de tout le monde par son équité invariable 8; son application à rendre la juftice à chacun. Il assiltait à toutes les dévotions publiques, donnant même le premier l'exemple en cela aux Français & aux sauvages nouvellement convertis. « C'eft un homme de haute vertu & sans re- « proche, dit la Mère Marie de l'Incarnation. J'ai souvent « l'honneur de sa visite, & il y a toujours à profiter avec « lui, car il ne parle que de Dieu & de la vertu , hors la « nécessité de nos affaires, que nous lui communiquons « comme à une personne de confiance & remplie de cha-

(0 Marie de l'in- « rite (i). » L'élogc quc fait ici cette Religieuse, personne

arnaticn, Ict' 27 sept, lôbo

carnaticn, lettre 90', ^.^^ ^^^^ ^j ^^.^j^^ j,^^ jugement si impartial & d'une

vertu si reconnue, eft: assez juftifié par la conduite de ce Gouverneur. Un marchand de la Rochelle, ayant fait passer à Québec une fille de mauvaise vie pour la placer en service, il le condamna à la ramener à la Rochelle à ses propres frais, à perdre toutes les dépenses déjà faites pour elle, à rembourser celles que pouvait avoir déjà faites la personne chez qui on l'avait placée, &, en outre, à cent cinquante livres d'amende, somme alors considérable, dont il attribua le tiers à l'hôpital de Québec. « Cela, « écrivait-il, remettra en réputation notre pays, que (1 Ton confond avec les îles Saint-Chriftophe, & em- « péchera les marchands de se charger de personnes

(2) Emplois du vi- « de cette espèce (2). » Nous remarquerons ici, en comte d'Argenson passant, ûue M. d'Aillebouft, en 1657, avait donné à

lettredu 140a. 1058, \^ , ' ,? , . ' . . " , . ,

fol. 61,62. Québec 1 exemple de cette conduite, en bannissant du

pays deux hommes & une femme pour cause d'immo-

(3) ibid., fol. i5. ralité (3).

DÉVOUEMENT DE M. M. d'Argcnsoii fit surtout paraître son dévouement

DARGïïNsoN î""™^"^ pQ^j. la colonie lorsque la guerre vint à se rallumer. Sousoutien DE LA CO- Jr 10

LONiE. géant alors à retourner en France, il attendait la réponse

de la grande Compagnie à laquelle il avait soumis les rai-

(4) Emplois du vi- sons qu'il croyait avoir de quitter le Canada (4); & même I ''aoûf "059' P^'-^^ empêcher Féclat que sa retraite aurait pu avoir, il

fol. 82, 83. avait déjà prié un de ses amis de lui procurer un passe-

port d'Espagne. Mais, sur ces entrefaites, les Iroquois ayant recommencé la guerre, il changea d'avis, quoique sa position à Québec n'eût pas été améliorée, & que la guerre dût la rendre plus difficile encore. « Cette consi- II dération de la guerre, écrivait-il, me fait résoudre à « attendre avec une indifterence tout entière, ou ma con- « tinuation dans cet emploi, ou mon retour en France. Ce « que je désire uniquement, c'efl de ne contribuer ni à

(5) ibu. « l'un ni à l'autre (5). » Enfin la nouvelle s'étant répan-

due à Québec que la grande Compagnie le continuait pour

comte let. du

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