‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 329 sur 428 · M. DE LAVAL ET LES RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

M. DE LAVAL ET LES RELIGIEUSES

pensée & la résolution toute prise : nous ne Taccepterons pas, si ce n'efl: à l'extrémité de Tobéissance. Nous ne disons mot néanmoins, pour ne pas aigrir les choses; car nous avons affaire à un Prélat qui, étant d'une très-haute piété, s'il eft une fois persuadé qu'il y va de la gloire de Dieu, n'en reviendra jamais; & il nous en faudra passer par là : ce qui causerait un grand préjudice à nos observances. Il s'en eft peu fallu que notre chant n'ait été retranché. Il nous laisse seulement nos Vêpres & nos Ténèbres; pour la grand'Messe, il veut qu'elle soit chantée à voix droite, n'ayant nul égard à ce qui se fait, soit à Paris, soit à Tours, mais seulement à ce que son esprit lui suggère être pour le mieux. Nous ne chantons plus aux Messes, parce que cela, dit-il, donne de la diftradion au célébrant, & qu'il ne l'a point vu pratiquer ailleurs. J'attribue tout ceci au zèle de ce très-digne Prélat; mais, en matière de règlement, l'expérience le doit emporter par-dessus toutes les spécu- (o Marie de rincar-

lations ( i ) . » "^''°"' '^'- ''" ' ^ ^^p^-

Page 1