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CHAPITRE XVIII

RETOUR MOMENTANE DE M. DE QUEYLUS EN CANADA. M. d'aRGENSON REMPLACÉ.

LETTRES DE CACHET Ccttc mêmc 81^06 1 66 1 , M. de Laval fit paraître, par

ses procédés envers M. de Queylus, combien il était persuadé du principe que M. d'Argenson lui attribue : qu'un évêque peut tout ce qu'il veut L'éloignement où M. de Queylus était toujours de Villemarie nuisait beaucoup aux progrès de cette colonie, alors que le séminaire de Saint- Sulpice en était le seul soutien. Il semblait pourtant difficile qu'il pût y revenir, l'Evêque de Pétrée, qui regardait son retour comme nuisible à la gloire de Dieu, ayant pris les moyens qu'il jugeait être les plus assurés pour l'empêcher d"y reparaître; car, après s'être procuré, en 1659, une lettre de cachet qui l'obligeât de repasser en France, il avait demandé & obtenu une autre lettre, le 27 février 1660^ pour lui défendre de retourner en Canada. Dans cette dernière, on faisait dire au Roi que, pour de bonnes raisons, il désirait que M. de Queylus n'entreprît pas ce voyage ; &, de plus, par une autre lettre de cachet, qu'on fit écrire à M. d'Argenson lui-même, le 14 mars suivant, on ajoutait que cette défense avait pour motif la crainte d'un schisme, qu'on supposait que M. de Queylus voulait y introduire; ce prétexte était un moyen assuré pour le tenir éloigné du pays, ou pour l'en faire expulser de nouveau par le Gouverneur, s'il prenait la liberté d'y reparaître {*).

(*) Nous aurions passé volontiers sous silence ces trilles démé-

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