‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 332 sur 428 · COMPROMIS · texte numérisé non relu

COMPROMIS

les prêtres 8c à tous les clercs résidant dans le Canada, l'ordonnance n'avait pourtant été rendue qu'à l'occasion des quatre prêtres du séminaire de 'Villemarie, MM. Souart, Galinier, Vignal & Lemaître qui vivait encore^ &., en la signant, ils ratifièrent, chacun en Canada, la promesse que M. de Bretonvilliers avait déjà faite pour eux à Paris, Aussi aucun des Jésuites ne la signa-t-il, & si quatre prêtres résidant à Québec la signèrent, ce fut apparemment pour écarter tOLit soupçon que cette ordonnance eût pu faire naître à l'égard des prêtres de Villemarie, si elle n'eût été adressée qu'à eux seuls. Car M. de Lauson- Charny, M. Torcapel, M. de Bernières & M. Pellerin (*), les quatre dont nous parlons ici, étaient de la famille même de M. de Laval, qui n'aurait eu aucune raison, sans cela, pour prendre aussi leur signature.

L'ordonnance eft du 3 août 1660 (\); le 17 du même mois, M. de Laval partit de Québec pour aller faire sa visite à Villemarie, où il arriva avec M. de Lauson- Charny, son officiai, le 21, sur les cinq heures du soir (2). (OArchjvesdei'ar- Qj^ j^ rccut avcc les honucurs dus à sa dignité, &, de son

chevêche de Québec, ^ ., ' .

reg.A,p. iS— Archi- coté, Il se montra plein de bonté envers tous, spécialement ves du séir.iiiaire de euvers les Hospitalières de Saint-Joseph, réduites alors à

Villemarie, pièce au- ,, ii, -r^-i jthiitn

tographe du 3 août '^ T'i-is grande dctresse. Depuis la mort de M. de la Dau- '660. versière, elles avaient perdu leur fondation (**), &, n'ayant

(2) Journal des Jésuites, 17 août iCGo.

(*) MM. Torcapel & Pellerin étant partis pour la France le 18 oàobre 1660, M. de Laval nomma curé de Québec M. de Bernières; dans la pénurie où il se trouvait pour remplacer M. Pellerin, (3) Journal des Je- il eut recours à un .lésuite & nomma vicaire le P. Lemercier (3). suites, 21 od. 16O0. ^^^^ La fondation donnée par madame de Bullion ayant été remise

entre les mainsde M. de la Dauversière, ruiné peu après parla perte d'un navire, avaitétéconfonduedanssa succession & saisie par le Roi, à qui M. de la Dauversière était redevable comme receveur des finances. Les Filles de Saint-Joseph, se voyant donc sans ressources, supplièrent l'Évéque de Pétrée, le 3o août de cette année 1660, de permettre qu'elles fussent nourries sur le revenu de l'hôpital, en attendant que

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