REQUÊTE QUE LUI ADRESSENT LES CO- LONS
M. DE LAVAL A VILLKMARIL. l6()I.
plus aucun moyen de subsilkr, elles supplièrent M. de
Laval de permettre qu'elles fussent entretenues sur le
revenu de FHôtel-Dieu, au défaut du leur propre (ij. (i) Archives du sc-
C'était une occasion naturelle pour ce Prélat de les ren- '^.'"^"^ f'^. ^■^"p'?!':'
^ . . Pic-ces relatives al Ho-
voyer en France, s'il n'eût pas eu le désir sincère de les ici-Dieu. Requête du conserver à Villemarie; & Ton vit alors le fondement de ■'oaoùt iWo. cette assurance donnée, Tannée précédente, par M. de la Dauversière, que, si elles n'étaient pas parties cette annéelà pour le Canada, elles n'y seraient jamais allées, n Elles Il ont été à la veill-e de repasser en France, écrivait^ dans 1' ces circonllances, la Mère Marie de l'Incarnation; mais Il Monseigneur notre Prélat les a retenues, sur la requête Il qui lui a été présentée par les habitants de Montréal (2). »
Nous avons dit qu'à Paris M. de Bretonvilliers avait fait remettre aux agents de M. de Laval la déclaration signée de lui; mais, pour des raisons que nous ignorons, elle lui fut rendue vers le mois de juillet (3), & l'opposition de ce Prélat, relativement au retour de M. de Queylus à Villemarie, persévéra comme auparavant. Affligés de voir que leur œuvre était par là exposée à être abandonnée &. à se ruiner d'elle-même, les Associés de Montréal eurent alors la pensée de s'adresser au Souverain-Pontife, comme au supérieur immédiat du Canada, adminiftré par un Vicaire apoftolique. Jusque-là, l'état chancelant de la colonie n'avait pas permis de faire ériger la cure de Villemarie selon les formes canoniques : on songea donc à demander à Sa Sainteté de vouloir bien y en ériger une, en proposant qu'elle fût adminiftrée par M. de Queylus ; & pour la doter on assura un fonds convenable. M. de Fancamp avait déjà donné pour cet objet deux mille livres (4); M. de Queylus en oft'rit six mille, & M. de Bretonvilliers dix-huit mille (5). Enfin, les associés de Mont-
les seigneurs de Montréal leur envovassent les mille livres de rente qu'ils s étaient obligés de leur fournir, en acceptant la fondation de madame de BuUion (6).
(2) Marie de l'incarnation,lett.xc, 17 septembre 1660.
LES ASSOCIÉS DE MONT- REAL DENFANDENT AL PAPE l' É R E C T I O .N
d'une cure.
(j) Archives du séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Assemblée du 12 juil. 16G0.
(4) Acle de Gauthier, notaire à Paris, du 19 ^vril 1657.
[?) Aclede Marreau, notaire à Paris, du 18 août iCôo.
;6) Archives du se'minaire de Que'bec, Pièces relativcsà l'Hctel-Dieu. Requête du 3o août 1060.
(i) Archives du séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Assemble'edu 10 janv. 1661.