‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 340 sur 428 · M. DE QUEYLUS QUITTE DE NOUVEAU LE CANADA · texte numérisé non relu

M. DE QUEYLUS QUITTE DE NOUVEAU LE CANADA

d'août de cette année 1661 ; & nous voyons encore que le 22 du mois suivant, il donna, de concert avec MM. Souart, Galinier, Vignal & d'Allet, 2,5oo livres tournois' à conllitution de rentes, pour favoriser rétablissement de la famille de Sailly à Villemarie ; dans l'adfe de ce jour, il elf qualifié : Supérieur des ecclésiastiques associés pour la conversion des sauvages (i). Enfin il s'embarqua à Que- (0 Greffe de Viiie-

, , „ , 11-1 • / \ • marie, aile de Basset,

bec le 22 oaobre par le dernier des vaisseaux (2); mais, j^ ^2 sept. 1661. d'après ce que rapporte M. de Laval, il paraît qu'une (2) Journal des jé-

,, I 1 ^ ^ '.. -^ • ' j r^ r • suites, 2 2 ocl. iG6i.

nouvelle lettre de cachet était arrivée de rrancepour lui ordonner de repartir immédiatement, & que le nouveau Gouverneur l'obligea d'obéir à cet ordre (3). c^) Archives de la

Propagande, America

3, Canada, 2 56, f. 3 3 .

Après les éclats qu'on vient de voir, on comprend xv.

que M. de Laval ne devait garder dans ses lettres aucun la daterie se justifie

- -11- 1 1 HT 1 ^ 1 Tl 1 • • AlPRESDU ROI ET DU

ménagement a 1 égard de M. de Queylus. 11 se plaignit nonce de la concesd'abord à la Cour de France de ce que, à-Rome, on lui eût ^ion des bulles. accordé l'érection d'une Cure pour Montréal, ajoutant que, si elle était établie, il s'ensuivrait un schisme & la ruine entière de l'Église naissante du Canada; &, comme le roi, par un effet de son zèle ardent pour affermir & étendre la foi catholique dans ce pays, entrait sincèrement dans les vues de M. de Laval & lui accordait toutes ses demandes (4) (*), ce prince fit écrire à Rome pour se (4) Archives de u plaindre de la concession des Bulles ; &, de son côté, le M'!°d!f L'aval ^"u^ 16 nonce en fit aussi ses plaintes à la Daterie. On répondit "«ût 1664, /èicf.,foi. qu'on les avait accordées en effet à M. de Queylus, mais sur d'excellentes atteftations données par le cardinal Bagni, par le Supérieur & les Prêtres de la Mission de Rome, sans parler des lettres du duc de Longueville; que, dans le même temps, on avait fait inftance pour obtenir aussi l'éredion d'une paroisse dans le lieu de Québec,

(*) « Verîjm quod pntcipué pium régis animum tangit , Ecclesiarum noftrarum cura eft & amor; hàc de causa nihil non agit 5 ^^^j f^, 53 rogatu noftro (5). «

en faveur de M. Gabriel de Peftel, & que, par défaut d'atteftations, la demande n'avait point été admise. Que le Roi n'avait donc pas sujet de se plaindre, puisque, d'une part, on n'avait exposé à la Daterie aucun motif contraire, que, de l'autre, le sujet s'était juftifié pour très-bon, & que l'éreftion de cette Cure devait être utile au service de Dieu; qu'enfin on ignorait que certaines personnes fussent opposées à l'abbé de Queylus. Que, quant au nonce, il n'avait pas lieu non plus d'être surpris qu'on eût expédié ces Bulles, puisqu'il n'avait donné aucun avis à la Daterie sur cette matière; & qu'enfin la Commission lui (i; Archives de la avait été envoyée avec cette clause : que la paroisse ne Prop^agande,;iirf.,f„i. pQ^^j^^j^ ^^^g érigée quc dc SOU consentement (i).

MONTRÉALÉPRouvÉPAR On peut Se rappeler ici qu'avant l'établissement de

LA coNTRADicno.N. villemaric , le P. Vimont, dans sa relation de 1642,

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