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Il parait que, à mesure que la colonie devenait plus ordonnance pour pré. nombreuse, ces sortes de querelles étaient aussi plus fréquentes qu'elles ne Tavaient été auparavant, surtout parmi les femmes. Pour les prévenir, M. du Puis, chargé du commandement en Tabsence de M. de Maisonneuve , rendit Fordonnance suivante , le 20 septembre 1662 : « Étant pleinement informé des désordres & des scan- « dales occasionnés par les injures & les paroles infa- « mantes qui se disent pour le moindre sujet, & désirant, « pour la gloire de Dieu & pour le bien public, empêcher « de tout notre pouvoir qu'une si damnable coutume Il s'établisse , qui infailliblement attirerait la colère de « Dieu sur cette colonie : nous défendons très-expressé- « ment les paroles injurieuses, pour quelque cause ou Il prétexte que ce soit, sous peine de punition pécuniaire " pour la première fois, &, en cas de récidive, de peine (I corporelle, sans exception d'âge ni de sexe; &, alin que « les maris ne prétendent pas cause d'ignorance, comme « la loi les établit seigneurs de leurs femmes, nous les « sommons de tenir la main à ce qu'elles ne tombent pas , ^ a- < ., n
T" i^ (\ Greffe de y\\\e-
« dans cette faute, s'ils veulent éviter l'infamie d'un chà- lemarie. ordonnance « timent aussi sévère qu'équitable (i). .. de m. du Puis, 20 sep-
^ ^ ^ ' tembre 10G2.
Lorsque le coupable, non content d injurier quel- jugements de m. de qu'un de paroles, en venait à le frapper de coups, dans ce maisonneuve a l'oc-
,,,-,. , ,. . , CASION DE batteries.
cas, M. de Maisonneuve le condamnait toujours a une amende pécuniaire envers l'offensé. Une femme en ayant battu une autre, il condamna la première à une amende de cinquante livres envers la seconde, sous peine d'être mise en prison si elle n'avait satisfait dans huit jours (2). Une -) Jugement de autre qui avait frappé un homme, fut condamnée à une amende de vingt-cinq livres &, en outre, à une pareille somme envers l'église paroissiale. Un particulier ayant battu un soldat de la garnison, qui fut assez maître de soimême pour ne pas rendre l'offense, M. de Maisonneu^•e condamna le coupable à trente livres d'amende envers lotïensé &, en outre, à défrayer le chirurgien Bouchard,
de Maisonneuve, mai l'iôc.