‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 39 sur 428 · o 1 1 LENCE LES FAITS d'aR · texte numérisé non relu

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marie ; du moins, a partir de 1 année 1643, les auteurs des «^s de villemarie,

Relations de la Nouvelle-France n'en ont presque plus m. dollierlesabe-

fait mention, soit par ménagement pour la grande Com- ^^"^"-^'^^^ partie.

pagnie, toujours peu favorable à Montréal, soit pour ne

pas blesser les pieux promoteurs de cette œuvre, qui,

résolus de la conduire en secret, ne voulurent jamais per- (?)HirtoireduMont

mettre qu'on imprimât rien de ce qui arrivait de remar- rcai, parM.DoiUerde

Il . tr-ii ■ ,n ^, -.1 T^ . . Casson. Avis au lec-

quable a Villemarie (3). D ailleurs, ces Relations ayant tcw.

pour objet les missions des RR. PP. Jésuites, on conçoit que ce pofte, qui était une œuvre à part, ne devait pas y trouver place; & c'eft ce qui explique pourquoi, après même la suppression de la grande Compagnie, il n'y eft point parlé non plus de Montréal, ni de plusieurs autres objets importants, comme le faisait remarquer la mère i) Lettre 112, du 9 Marie de l'Incarnation dans ses lettres (i). C'eft une perte août I 68, p. 259. irréparable pour Thiltoire de la colonie Française en Canada : Villemarie, comme le pofte le pkis avancé, ayant été le théâtre ordinaire de la guerre & le lieu où se faisaient les coups de valeur. Pour suppléer, en partie, à ces lacunes si regrettables, M. DoUier de Casson entreprit cie recueillir plusieurs traits de Thiftoire de Montréal^ dont les adeurs ou les témoins vivaient encore, & poussa cette histoire jusqu'à Tannée 1672, où les relations cessèrent d'être données au public. Mais il fait remarquer qu'il a passé sous silence plusieurs des plus belles aflions de Villemarie, n'ayant pu en connaître les circonftances d'une manière assez précise, parce que ceux qui en avaient été les témoins n'exiftaient plus alors ; & que les récits qu'on en faisait encore n'avaient plus toute la certitude hiftorique désirable, le souvenir s'en étant affaibli avec le temps.

DANGERS OU FUT EXPO- Après la déclaratioii de guerre faite aux Français par

vr,J'„\™''°''"'^ ""^ les Iroquois, en 1641, Villemarie, regardée alors comme

VILLEMARIE A Sa NAIS- -^ ' ' ^ ^ O

SANCE. frontière de ces barbares, se trouvait naturellement plus

exposée qu'aucun autre pofte à leurs incursions. Aussi a-t-on vu que, lorsque madame de la Pelterie, touchée du désintéressement des Associés & du courage des premiers colons de Montréal, voulut, l'année suivante, se joindre à ces derniers, on lui fit toute sorte de représentations pour la détourner d'aller se fixer dans un lieu où elle devait être en péril continuel de perdre la vie. Depuis son départ, chacun, à Québec, était inquiet sur les dangers qu'elle avait à courir; 8: les religieuses Ursulines, surtout, ne pouvaient être sans alarmes, pour une personne qui leur était devenue chère à si jufte titre. « Ce qui m'af-

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