PAIX AVF.C LES IROQUOIS
L'undecesiroquois, qui semblait avoir quelque bonne combien les iroquois
inclination pour les Algonquins, voyant que ceux-ci allaient i^taient peu disputa.,.. T ■ ^ ■ 1-1 SES A DEVENIR CHRÉ-
pner Dieu, se glissait ordinairement parmi eux quand us se ^.,^,,3 rendaient à la chapelle pour la sainte messe. Le missionnaire, l'ayant aperçu, veut le faire sortir. L'autre répond qu'il croit en Dieu, qu'il a un chapelet ; &, de leur côté, les Algonquins assurent que cet Iroquois est chrétien. Le missionnaire lui ayant fait demander alors s'il avait été baptisé, & quel nom il avait reçu à son baptême, l'Iroquois fut contraint d'avouer qu'il n'avait aucune connaissance de ce sacrement; mais entendant parler d'une eau merveilleuse qui efface toutes les souillures de l'âme : « Ah ! s'écrie-t-il, les Hollandais m'en ont donné souvent, & j'en ai tant bu, qu'on était contraint de me lier les mains & les pieds, de peur que je ne fisse mal à quelqu'un. » Enfin on reconnut que le nom imposé par les Hollandais à cet Iroquois était un sobriquet, tel que les Français en donnaient quelquefois aux sauvages. Cet exemple montre avec quelle sagesse les missionnaires ne donnaient le baptême aux infidèles qu'après s'être assurés qu'ils avaient acquis les dispositions nécessaires pour le recevoir; & cette pratique était louée par les païens eux-mêmes, disant que rien ne les éloignait tant du christianisme que la conduite des faux chrétiens.
Deux Pères Jésuites, l'un versé dans la langue algon- ALcoNduiNs et hurons quille & l'autre dans la langue Huronne, instruisirent, à divers temps, les sauvages qui venaient à Villemarie, ou qui y faisaient leur demeure une grande partie de l'année. Pour leur donner l'inftrudion, on les assemblait à l'hôpital : un jour les femmes, un autre les enfants, &. un autre jour les hommes; & mademoiselle Mance, ravie de les voir accourir de la sorte, leur faisait toujours feftin dans ces occasions. Le jour de Pâques, où eut lieu leur Communion générale, ces sauvages, par les sentiments de piété (i) Relation de iti5oqu'ils firent paraître, inspirèrent de la dévotion à tous les ''^^'' p^"" '^ ^- ^^
-A . 1 s;ueneau, p. 41, 42
r rançais (i); &, le jour de la fête du Très-Saiiit-Sacrement, \. cdit.