‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 67 sur 428 · PAIX. M. DE MAISONNEUVE EN FRANCE · texte numérisé non relu

PAIX. M. DE MAISONNEUVE EN FRANCE

pas assurer qu'il ait été parent de Pierre Le Moyne, écuyer, qui, en 1602, était lieutenant général en l'amirauté de France, au siège de Dieppe (ij; mais nous ne craignons (0 Archives de la pas de dire qu'il s'eft rendu plus illuftre encore par ses belles qualités personnelles, par son courage & par celui de ses enfants, comme nous aurons occasion de le montrer dans la suite de cette histoire (*).

Cependant M. de Maisonneuve, ayant terminé les af- m. de maison-neuve arfaires qui l'avaient appelé en France, se mit en mer, & arriva à Québec le 20 septembre 1646 (2), trois jours avant frange. M. de Répentigny. Celui-ci était parti de la Rochelle sur (2) Journal des jù- |

le navire appelé la Marquise, que le Roi avait prêté pour tembr'e.' ^ ' ^^^' 1

le conduire en Canada ; & la lettre de ce prince sur ce sujet fait assez connaître l'esprit de piété qui animait alors

la Cour de France : « Voulant, dit le Roi, contribuer, au- . '

« tant qu'il m'eft possible, au bien & à l'avantage de la « Nouvelle-France, à peupler ce pays, à y faire enseigner

« la Foi & l'Évangile de Notre -Sauveur, j'ai résolu, par ]

« l'avis de la Reine régente, madame ma mère, de prêter j

« l'un de mes vaisseaux, nommé la Marquise, qui est

« maintenant au port de la Rochelle, avec ses agrès, ca- j

(( nons 8: munitions, pour faire un voyage audit pays, '

déjà donné à une rue de Dieppe le nom de la Pelleterie, le seul sous lequel elle fût alors connue (3). (3j Antiquite's &

(") Il serait difficile aujourd'hui de connaître les ancêtres de chroniques de Dieppe, Charles Le Moyne, & même de suivre & de dillinguer entre elles les parAssehne, 1647.B1diverses branches de cette famille à Dieppe, mentionnées dans les bhotheque de Dieppe, regiflres de Vétat civil. Ainsi, dans les années 161 5, 1616, 16 17, nous '"^""^'^•> '"■ °y voyons quatre chefs de famille de ce nom : Barthélémy, Antoine, Jean & Pierre Le Moyne, & vraisemblablement deux autres encore du nom de Pierre, qui tous eurent des enfants. De i63oà 1640, nous trouvons, même dans cette petite ville, au moins quatorze chefs de famille du nom de Le Moyne : Thomas, Nicolas, Olivier, Charles, Roger, Jacques-François, Marc-Antoine, deux du nom de Jean, quatre du nom de Pierre, & peut-être un cinquième qualifié capitaine poi<r le Roi, & même un sixième Pierre, exerçant, en i643, la charge de procureur.

(i) Archives du mi- « durant la présente année (i). » Mais à Québec, M. de niftère des affaires ]\^aisonneuve rccut uuc lettre de M. de La Dauver-

étrangères, Amérique, . . , ■ *• i - ,, i i t^

fol. 35 1. Lettre du roi siere, qui lui apprit que, depuis son départ de la France, du 6 avril 1646. g^^ beau-frère avait été assassiné; que sa propre mère songeait à passer à de secondes noces; & que, ce dessein devant être ruineux pour sa famille, il eût à repasser incontinent en France pour en empêcher l'exécution. Jugeant alors que ce voyage était nécessaire, il résolut de repartir, par le retour des vaisseaux ; &, pour ne pas affliger trop vivement les colons de Villemarie, par une nouvelle séparation, il ne remonta pas à Montréal, & se contenta de leur écrire, en s'eflForçant de les consoler le mieux qu'il put, par l'assurance qu'il leur donna de son retour l'année (2) Hiftoire du Mont- suivante (2). Dans le séjour qu'il fit à Québec, en attenréai, 1645 a 1646. (^^nt le départ des navires, il acheta, le 12 octobre, au nom de M. de Fancamps, tous les biens que madame de la Pelterie avait encore en France (*), & teririina quelques affaires d'intérêt, que les Associés de Montréal avaient avec M. Pierre de Puiseaux, dont on a parlé.

FiNDEM. DE PUISEAUX. Cc viclllard, qui s'était joint à la Compagnie de Mont-

REcoNNAisANCE DE ^.^^1 ^^^^ ^^^^ ^^ dévoucmeut & de bonheur, étant en-

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